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				<title>Polyamour.be : Actualités</title>
				<link>http://www.polyamour.be/</link>
				<description>Actualité, forum, chat, activité  du réseau polyamoureux en Belgique</description>

<language>fr-fr</language>
				<copyright>licence GNU GPL.</copyright>
				<managingEditor>phil@nospam.com (Polyphil)</managingEditor>
				<webMaster>phil@nospam.com (Polyphil)</webMaster>
				<pubDate>Wed, 30 May 2012 13:14:33 +0200</pubDate>
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<title>Briser le tabou de la polygamie</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.128.4</link>
<description><![CDATA[Et si, pour en finir avec la fatalité statistique du divorce, femmes et hommes avaient le droit d'être polygames ?<br />Se remarier sans divorcer, un livre récent prône un modèle de conjugalité qui permet les amours plurielles. Son auteure relativise l'interdiction de la polygamie dont les sociétés occidentales ont fait un tabou. Une interdiction qui n'a jamais empêché la multiplication des relations simultanées ou successives.<br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F23.Briser_le_tabou_de_la_polygamie_%5BTSR%5D.flv' rel='external' >Voir la video où l'auteure en parle - TSR</a><br /><br />Auteur(s) : Ternaux Catherine <br /><br />Collection : Essai blanche <br />Parution : mars 2012 <br />Prix : 10,00 €<br />La polygamie, pourquoi pas ?<br /><br />Code ISBN / EAN : 9782246796565 <br /><br />N° Hachette : 3812930 <br />Format : 17,5 x 11,8 mm <br />Nombre de pages : 140]]></description>
<content:encoded><![CDATA[Et si, pour en finir avec la fatalité statistique du divorce, femmes et hommes avaient le droit d'être polygames ?<br />Se remarier sans divorcer, un livre récent prône un modèle de conjugalité qui permet les amours plurielles. Son auteure relativise l'interdiction de la polygamie dont les sociétés occidentales ont fait un tabou. Une interdiction qui n'a jamais empêché la multiplication des relations simultanées ou successives.<br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F23.Briser_le_tabou_de_la_polygamie_%5BTSR%5D.flv' rel='external' >Voir la video où l'auteure en parle - TSR</a><br /><br />Auteur(s) : Ternaux Catherine <br /><br />Collection : Essai blanche <br />Parution : mars 2012 <br />Prix : 10,00 €<br />La polygamie, pourquoi pas ?<br /><br />Code ISBN / EAN : 9782246796565 <br /><br />N° Hachette : 3812930 <br />Format : 17,5 x 11,8 mm <br />Nombre de pages : 140]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.4'>Livres</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Mon, 28 May 2012 21:34:12 +0200</pubDate>
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<title>Comment seraient nos communautés si l’homme devenait poly</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.127.3</link>
<description><![CDATA[D'abord, je dirais qu'il existe (déjà) des sociétés qui adopt(ai)ent des rapports affectifs et sexuels qui s'apparentent à la mentalité polyamoureuse. Ces sociétés peuvent nous donner des indications sur ce à quoi pourraient ressembler nos rapports sociaux si nous étions ici tous ouvertement poly. Mais le contexte économique, politique, religieux, domestique et les conditions environnementales de ces sociétés sont bien différents des nôtres. Si bien que leurs rapports humains sont difficilement transposables ici aujourd'hui.<br />Ensuite, j'ai envie de préciser que l'homme ne <em class='bbcode italic'>devient</em> pas poly. Tous les humains peuvent potentiellement ressentir un émoi amoureux (pour une ou plusieurs personnes). Tous les humains peuvent potentiellement ressentir une pulsion libidineuse à l'égard de qui que ce soit. Tous les humains peuvent potentiellement entretenir avec plusieurs personnes des liens que nous appellerions ici aujourd'hui "<em class='bbcode italic'>intime</em>". Techniquement (si je puis dire), on sait que tout cela est possible. Mais on sait aussi que tout cela n'existe pas sans l'intervention de la <em class='bbcode italic'>société</em> (le groupe d'humains avec lequel chacun partage sa vie) et l'intervention de la <em class='bbcode italic'>culture</em> (ce que ce groupe mobilise comme idées et comme objets). <br /><br />Par exemple, on rapporte que chez les Inuits, la permissivité sexuelle et les formes de cohabitation variaient selon les saisons. En été, les familles (groupes restreints de type <em class='bbcode italic'>couple avec enfants</em>) vivaient géographiquement distantes les unes des autres. En hiver, le clan (groupe élargi rassemblant les membres d'une même communauté) se rassemblait et adoptait une sorte de communisme sexuel. <br /><br />Les comportements amoureux, sexuels ou l'habitat peuvent également varier au cours des périodes de la vie (voir le cas des <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/news.php?extend.104' rel='external' >Murias</a>). La diversité des organisations humaines est grande. Et nos concepts occidentaux de <em class='bbcode italic'>famille</em> ou d'<em class='bbcode italic'>intimité</em> ne sont pas nécessairement transposables ailleurs. Inversement, des concepts d'ailleurs ne sont pas nécessairement transposables ou intelligibles à notre monde moderne contemporain (qu'on soit poly ou monoamoureux). Cela, essentiellement parce que les façons de vivre, les rapports sociaux (y compris les rapports dits intimes) sont entrelacés à une multitude d'autres facteurs sociaux et environnementaux pour former habituellement un tout subjectivement et collectivement cohérent.<br /><br />Par exemple, on peut voir dans la <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video' rel='external' >rubrique vidéo</a> de notre site un reportage parlant des Mosos de Chine (notons que le documentaire est 'orienté' et 'partiel'... mais bon, c'est la loi du genre télévisuel). Chez les Mosos, il n'y a en principe ni 'père' ni 'mari'. Et ce sont, ce que <em class='bbcode italic'>nous</em> appelons les 'oncles maternels' qui constituent une part masculine subvenant à l'éducation des enfants (nés de leurs soeurs). Les échanges affectifs et sexuels tels que pratiqués par les adultes mosos sont rendus possibles là-bas grâce, entre autres, à trois éléments socioculturels importants. <br />Primo, leur mode de vie est basé sur des cellules familiales multigénérationnelles (plutôt gérées par les grand-mères) qui sont aussi des cellules économiques agricoles (des fermes). <br />Secundo, les maisonnées sont construites de façon à ce que les chambres de chaque femme aient un accès vers l'extérieur (en principe, les Mosos, ne font l'amour que la nuit et les amants en visite nocturne ne sont pas autorisés à prendre le petit-dèj sur place). <br />Et tertio, les relations de type moso sont possibles grâce à des croyances collectives liées à la procréation. C'est-à-dire que les Mosos pensent que les femmes portent 'd'avance' les enfants en elles et que le sperme de leurs partenaires masculins est une sorte d'engrais fertilisant qui fait pousser les bébés; en d'autres mots, les femmes sont le "terreau" et elles portent en elles les "graines", tandis que les hommes en visite, eux, se contentent "d'arroser". <br /><br />Donc, chez les Mosos, on est très loin du catholicisme et de l'Una Caro. Et on est très loin aussi de nos cours de biologie où des gamètes mâle et femelle sont transmis par des parents et s'associent dans une proportion fifty/fifty formant le patrimoine génétique d'un nouvel être. Du coup, les Mosos s'en fichent un peu du concept de '<em class='bbcode italic'>géniteur</em>'. Alors que pour nous, savoir qui est le géniteur est une préoccupation importante. Donc, en ce qui nous concerne, je suis pas sûr que les poly occidentaux laisseraient tomber le concept de 'père' (voire celui de 'mari') et pourraient (ou voudraient) 'oublier' leurs connaissances génétiques et l'importance culturelle qu'elle revêt à leurs yeux (sur cette question, je suggère, entre autres, d'écouter l'émission radio <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies' rel='external' >polyplaisir des utopies</a> consacrée à Ularel et Marion -partie 2/2). <br /><br />Ici aujourd'hui, le modèle (monogame) présenté comme l'idéal social veut que les quatre éléments suivants la <em class='bbcode italic'>sexualité</em>, l'<em class='bbcode italic'>affectivité</em>, l'<em class='bbcode italic'>espace</em> <em class='bbcode italic'>domestique</em> et l'<em class='bbcode italic'>éducation des enfants </em>se partagent à deux personnes, <strong class='bbcode bold'>rien qu'à deux,</strong> et de manière <strong class='bbcode bold'>durable</strong>. Mais ce que la mouvance poly remet en question, me semble-t-il, c'est justement l'équation sociale :<br /><span style='font-size:14px'><div style='text-align:center'><strong class='bbcode bold'><br />[ (sexe+affection+maison+enfants) <=> (Il+Elle*pour toujours) ] </strong></div></span><br />Bien sûr, on n'a pas attendu les polyamoureux pour réfléchir à cette "équation". <br />Par exemple : <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Les promoteurs du 'mariage homosexuel' </span>ont remplacé dans l'équation le [Il+Elle]  par [Il+Il] ou [Elle+Elle] ; <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Les divorcés</span>, eux, ont laissé tomber le [pour toujours] (mais se retrouvent souvent avec des difficultés de type <em class='bbcode italic'>maison</em>).<br />Ensuite,<br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Certains poly</span> (comme Fr. Simpère) ont divisé l'équation en deux [sexe+affection <=> Moi+Autrui*momentanément consentant] + [(maison+enfants)<=>(Il+Elle*pérenne)]; <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>D'autres poly </span>organisent la maisonnée, la sexualité, l'affection et l'éducation d'enfants de manières différentes, comme dans l'exemple du 'trouple' de Méta, Thomas et Aurélien (cf. les témoignages "c'est quoi l'amour" et "amours plurielles et nouvel art d'aimer" de la rubrique <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video' rel='external' >vidéos</a> de notre site), mais il y a d'autres formes qui vont jusqu'à diviser l'équation en quatre sous-équation.<br /> <br />Mon job, en quelque sorte, consiste à recenser et à décrire (pour mes collègues anthropologues) les façons d'agencer les quatre pôles (sexe, affection, cohabitation, enfant(s)) inventées par ceux qui sont habités de la mentalité poly, et, éventuellement d'identifier d'autres pôles pertinents (et mon petit doigt me dit que les aspects <em class='bbcode italic'>sexe</em>, <em class='bbcode italic'>affection</em>, <em class='bbcode italic'>maison</em> et <em class='bbcode italic'>enfants</em> ne sont pas suffisants pour décrire les déclinaisons du phénomène poly).<br /><br />Ainsi, pour répondre, autant que je le peux (et sans être beaucoup trop long pour un forum) à la question d'Uréthane, <strong class='bbcode bold'>si nos sociétés étaient poly</strong>, la façon dont on élève les enfants seraient probablement différentes (Quelles histoires raconter aux enfants? Quel message transmettre aux adolescents? Qui assume leur éducation et subvient à leurs besoins vitaux...), les maisons seraient probablement construites autrement, la religion dominante ne serait probablement pas le catholicisme, les lois seraient écrites autrement (notamment en ce qui concerne le mariage et l'héritage), les processus décisionnels évolueraient, les habitudes de solidarités seraient aussi différentes (Qui partage quoi avec qui? Qui hérite de quoi de la part de qui? Qui est redevable de quoi à qui...). Ce qui est <em class='bbcode italic'>secret</em> ou ce qui est <em class='bbcode italic'>drôle</em> serait différent.<br /><br />Bon, je reconnais que c'est vague. Mais (a) c'est très compliqué de décrire une société (a fortiori sur un forum de discussion); (b) même s'il y a des tendances qui se dessinent, tous les poly ne sont pas d'accord entre eux sur les grandes lignes politiques à adopter en matière de vie en commun; et (c) même si tous les poly étaient d'accord pour dire par exemple que la <a class='bbcode' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociocratie' rel='external' >sociocratie</a> est ce qu'il faut faire, il n'est pas certain que cela marcherait à grande échelle.<br /><br />Voilà, <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/smile3.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> <br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/user.php?id.369' rel='external' >Maurice.Morris</a><br /><br /><span style='font-size:9px'><span style='color:#999999'><div style='text-align:right'>[avertissement: les définitions présentes sur cet article ne prétendent pas avoir un caractère scientifique et se veulent uniquement vulgarisatrices]</div></span></span><br /><br />Article en lien <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/forum/forum_viewtopic.php?3721' rel='external' >ici sur le forum</a><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[D'abord, je dirais qu'il existe (déjà) des sociétés qui adopt(ai)ent des rapports affectifs et sexuels qui s'apparentent à la mentalité polyamoureuse. Ces sociétés peuvent nous donner des indications sur ce à quoi pourraient ressembler nos rapports sociaux si nous étions ici tous ouvertement poly. Mais le contexte économique, politique, religieux, domestique et les conditions environnementales de ces sociétés sont bien différents des nôtres. Si bien que leurs rapports humains sont difficilement transposables ici aujourd'hui.<br />Ensuite, j'ai envie de préciser que l'homme ne <em class='bbcode italic'>devient</em> pas poly. Tous les humains peuvent potentiellement ressentir un émoi amoureux (pour une ou plusieurs personnes). Tous les humains peuvent potentiellement ressentir une pulsion libidineuse à l'égard de qui que ce soit. Tous les humains peuvent potentiellement entretenir avec plusieurs personnes des liens que nous appellerions ici aujourd'hui "<em class='bbcode italic'>intime</em>". Techniquement (si je puis dire), on sait que tout cela est possible. Mais on sait aussi que tout cela n'existe pas sans l'intervention de la <em class='bbcode italic'>société</em> (le groupe d'humains avec lequel chacun partage sa vie) et l'intervention de la <em class='bbcode italic'>culture</em> (ce que ce groupe mobilise comme idées et comme objets). <br /><br />Par exemple, on rapporte que chez les Inuits, la permissivité sexuelle et les formes de cohabitation variaient selon les saisons. En été, les familles (groupes restreints de type <em class='bbcode italic'>couple avec enfants</em>) vivaient géographiquement distantes les unes des autres. En hiver, le clan (groupe élargi rassemblant les membres d'une même communauté) se rassemblait et adoptait une sorte de communisme sexuel. <br /><br />Les comportements amoureux, sexuels ou l'habitat peuvent également varier au cours des périodes de la vie (voir le cas des <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/news.php?extend.104' rel='external' >Murias</a>). La diversité des organisations humaines est grande. Et nos concepts occidentaux de <em class='bbcode italic'>famille</em> ou d'<em class='bbcode italic'>intimité</em> ne sont pas nécessairement transposables ailleurs. Inversement, des concepts d'ailleurs ne sont pas nécessairement transposables ou intelligibles à notre monde moderne contemporain (qu'on soit poly ou monoamoureux). Cela, essentiellement parce que les façons de vivre, les rapports sociaux (y compris les rapports dits intimes) sont entrelacés à une multitude d'autres facteurs sociaux et environnementaux pour former habituellement un tout subjectivement et collectivement cohérent.<br /><br />Par exemple, on peut voir dans la <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video' rel='external' >rubrique vidéo</a> de notre site un reportage parlant des Mosos de Chine (notons que le documentaire est 'orienté' et 'partiel'... mais bon, c'est la loi du genre télévisuel). Chez les Mosos, il n'y a en principe ni 'père' ni 'mari'. Et ce sont, ce que <em class='bbcode italic'>nous</em> appelons les 'oncles maternels' qui constituent une part masculine subvenant à l'éducation des enfants (nés de leurs soeurs). Les échanges affectifs et sexuels tels que pratiqués par les adultes mosos sont rendus possibles là-bas grâce, entre autres, à trois éléments socioculturels importants. <br />Primo, leur mode de vie est basé sur des cellules familiales multigénérationnelles (plutôt gérées par les grand-mères) qui sont aussi des cellules économiques agricoles (des fermes). <br />Secundo, les maisonnées sont construites de façon à ce que les chambres de chaque femme aient un accès vers l'extérieur (en principe, les Mosos, ne font l'amour que la nuit et les amants en visite nocturne ne sont pas autorisés à prendre le petit-dèj sur place). <br />Et tertio, les relations de type moso sont possibles grâce à des croyances collectives liées à la procréation. C'est-à-dire que les Mosos pensent que les femmes portent 'd'avance' les enfants en elles et que le sperme de leurs partenaires masculins est une sorte d'engrais fertilisant qui fait pousser les bébés; en d'autres mots, les femmes sont le "terreau" et elles portent en elles les "graines", tandis que les hommes en visite, eux, se contentent "d'arroser". <br /><br />Donc, chez les Mosos, on est très loin du catholicisme et de l'Una Caro. Et on est très loin aussi de nos cours de biologie où des gamètes mâle et femelle sont transmis par des parents et s'associent dans une proportion fifty/fifty formant le patrimoine génétique d'un nouvel être. Du coup, les Mosos s'en fichent un peu du concept de '<em class='bbcode italic'>géniteur</em>'. Alors que pour nous, savoir qui est le géniteur est une préoccupation importante. Donc, en ce qui nous concerne, je suis pas sûr que les poly occidentaux laisseraient tomber le concept de 'père' (voire celui de 'mari') et pourraient (ou voudraient) 'oublier' leurs connaissances génétiques et l'importance culturelle qu'elle revêt à leurs yeux (sur cette question, je suggère, entre autres, d'écouter l'émission radio <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies' rel='external' >polyplaisir des utopies</a> consacrée à Ularel et Marion -partie 2/2). <br /><br />Ici aujourd'hui, le modèle (monogame) présenté comme l'idéal social veut que les quatre éléments suivants la <em class='bbcode italic'>sexualité</em>, l'<em class='bbcode italic'>affectivité</em>, l'<em class='bbcode italic'>espace</em> <em class='bbcode italic'>domestique</em> et l'<em class='bbcode italic'>éducation des enfants </em>se partagent à deux personnes, <strong class='bbcode bold'>rien qu'à deux,</strong> et de manière <strong class='bbcode bold'>durable</strong>. Mais ce que la mouvance poly remet en question, me semble-t-il, c'est justement l'équation sociale :<br /><span style='font-size:14px'><div style='text-align:center'><strong class='bbcode bold'><br />[ (sexe+affection+maison+enfants) <=> (Il+Elle*pour toujours) ] </strong></div></span><br />Bien sûr, on n'a pas attendu les polyamoureux pour réfléchir à cette "équation". <br />Par exemple : <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Les promoteurs du 'mariage homosexuel' </span>ont remplacé dans l'équation le [Il+Elle]  par [Il+Il] ou [Elle+Elle] ; <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Les divorcés</span>, eux, ont laissé tomber le [pour toujours] (mais se retrouvent souvent avec des difficultés de type <em class='bbcode italic'>maison</em>).<br />Ensuite,<br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>Certains poly</span> (comme Fr. Simpère) ont divisé l'équation en deux [sexe+affection <=> Moi+Autrui*momentanément consentant] + [(maison+enfants)<=>(Il+Elle*pérenne)]; <br />	▪	<span class='bbcode underline' style='text-decoration:underline'>D'autres poly </span>organisent la maisonnée, la sexualité, l'affection et l'éducation d'enfants de manières différentes, comme dans l'exemple du 'trouple' de Méta, Thomas et Aurélien (cf. les témoignages "c'est quoi l'amour" et "amours plurielles et nouvel art d'aimer" de la rubrique <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video' rel='external' >vidéos</a> de notre site), mais il y a d'autres formes qui vont jusqu'à diviser l'équation en quatre sous-équation.<br /> <br />Mon job, en quelque sorte, consiste à recenser et à décrire (pour mes collègues anthropologues) les façons d'agencer les quatre pôles (sexe, affection, cohabitation, enfant(s)) inventées par ceux qui sont habités de la mentalité poly, et, éventuellement d'identifier d'autres pôles pertinents (et mon petit doigt me dit que les aspects <em class='bbcode italic'>sexe</em>, <em class='bbcode italic'>affection</em>, <em class='bbcode italic'>maison</em> et <em class='bbcode italic'>enfants</em> ne sont pas suffisants pour décrire les déclinaisons du phénomène poly).<br /><br />Ainsi, pour répondre, autant que je le peux (et sans être beaucoup trop long pour un forum) à la question d'Uréthane, <strong class='bbcode bold'>si nos sociétés étaient poly</strong>, la façon dont on élève les enfants seraient probablement différentes (Quelles histoires raconter aux enfants? Quel message transmettre aux adolescents? Qui assume leur éducation et subvient à leurs besoins vitaux...), les maisons seraient probablement construites autrement, la religion dominante ne serait probablement pas le catholicisme, les lois seraient écrites autrement (notamment en ce qui concerne le mariage et l'héritage), les processus décisionnels évolueraient, les habitudes de solidarités seraient aussi différentes (Qui partage quoi avec qui? Qui hérite de quoi de la part de qui? Qui est redevable de quoi à qui...). Ce qui est <em class='bbcode italic'>secret</em> ou ce qui est <em class='bbcode italic'>drôle</em> serait différent.<br /><br />Bon, je reconnais que c'est vague. Mais (a) c'est très compliqué de décrire une société (a fortiori sur un forum de discussion); (b) même s'il y a des tendances qui se dessinent, tous les poly ne sont pas d'accord entre eux sur les grandes lignes politiques à adopter en matière de vie en commun; et (c) même si tous les poly étaient d'accord pour dire par exemple que la <a class='bbcode' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociocratie' rel='external' >sociocratie</a> est ce qu'il faut faire, il n'est pas certain que cela marcherait à grande échelle.<br /><br />Voilà, <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/smile3.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> <br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/user.php?id.369' rel='external' >Maurice.Morris</a><br /><br /><span style='font-size:9px'><span style='color:#999999'><div style='text-align:right'>[avertissement: les définitions présentes sur cet article ne prétendent pas avoir un caractère scientifique et se veulent uniquement vulgarisatrices]</div></span></span><br /><br />Article en lien <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/forum/forum_viewtopic.php?3721' rel='external' >ici sur le forum</a><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.3'>Textes choisis</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Sat, 26 May 2012 00:43:30 +0200</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.polyamour.be/news.php?item.127.3</guid>
</item>

<item>
<title>Plein d’amour à partager (Nirgal)</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.126.1</link>
<description><![CDATA[J’ai découvert le polyamour totalement par hasard, sur le bord d’un chemin de randonnée à Ténériffe à plus de 2000m. Enfin j’ai plutôt rencontré un couple de polyamoureux. C’était en 2007, j’avais vécu quelques mois plus tôt une rupture qui m’avait laissé abîmé. C’était une relation tout ce qu’il y a de plus classique, monogame avec son lot de jalousie, exacerbée par deux années passées à plus de 1000km l’un de l’autre. Mais une relation amoureuse où finalement on s’entête à voir dans l’autre tout ce dont on a besoin et à ne surtout pas chercher ailleurs ce qui pourrait mieux nous convenir.<br />Une relation assez classique où l’amour finit par s’étioler petit à petit parce qu’il n’est pas entretenu, qu’il n’est jamais remis en cause et qu’on finit par le penser acquis à jamais. Elle m’a quitté après 4 années, probablement parce qu’elle était plus lucide que moi sur ce que nous étions devenu.<br /><br />J’étais parti seul faire de la randonnée, me couper de mon monde le temps d’une dizaine de jours et me retrouver avec moi-même. Et sur ce bord de chemin, je rencontre ce couple, habitant Bruxelles comme moi, avec qui j’ai passé un jour et demi, sans me douter un instant qu’elle était polyamoureuse et qu’elle allait changer bien des aspects de ma vie. Un jour et demi plus tard on se sépare, heureux simplement de la rencontre et avec une vague promesse de se revoir pour échanger histoires et photos de vacances, mon adresse e-mail juste écrite dans la mémoire de son téléphone portable.<br /><br />Les vacances se finissent (toujours malheureusement) et je me retrouve repris dans ma vie, mon travail, avec juste le souvenir d’une rencontre heureuse et d’un bout de chemin partagé. Quelques jours plus tard son amoureux me recontacte, pour se voir tous ensemble, et replonger dans les vacances le temps d’une soirée. Jusque là, je ne sais toujours pas ce qu’est le polyamour, j’ai rencontré une femme qui me plaît mais qui est en couple et amoureuse. Jusque là rien d’étrange, mais aussi aucune possibilité de s’engager dans autre chose que de l’amitié. Une amitié qui commence d'ailleurs plutôt avec son homme.<br /><br />Après quelques mois à se voir de manière épisodique, ils décident d’organiser un week-end de randonnée dans les Ardennes. C’est là qu’après deux jours je fais face pour la première fois au polyamour : je la vois embrasser un autre homme. Mais pas un bisous caché comme le ferait une femme qui trompe son amoureux. Il se trouvait là, à quelques mètres, certes occupé à parler à quelqu’un d’autre, mais juste là à côté. Je pense que mon regard sur la situation, a oscillé entre l’incompréhension et la perplexité. Pour elle, elle me l’a raconté plus tard, mon regard tenait plus de la vision d’un affreux carambolage. 5 minutes après, sur le chemin du retour, elle m’a expliqué qu’elle était polyamoureuse, ce que c’était et que ces deux hommes occupé à discuter devant dans la voiture comme des amis (qu’ils sont toujours d’ailleurs) étaient tous les deux ses amoureux et que ça se passait très très bien. C’était surtout une explication pour ne pas que j’aille m’imaginer tout ce qui peut passer par la tête de quelqu’un qui ne connaît rien au polyamour, qui n’en a jamais entendu parler et qui n’a même peut être jamais pensé à l’idée même d’amours pluriels. On reste après tout conditionné par le monde dans lequel on a grandi.<br /><br />Et puis petit à petit l’idée a fait son chemin. Pas tant dans le fait de devenir moi-même polyamoureux. J’étais célibataire depuis un moment, je suis assez timide par nature et j’aurais été déjà très content d’avoir une relation amoureuse, alors plusieurs en même temps... Mais plus dans le fait que cette femme qui était inaccessible parce que en couple, revenait dans le champ des possibles. Elle me plaisait, le courant passait bien entre nous et je me disais au fond de moi “pourquoi je ne pourrais pas partager avec elle un petit quelque chose?”. Sans être polyamoureux, j’imagine qu’à ce moment déjà je faisais preuve de plus d’ouverture d’esprit que le monogame standard qui ne conçoit pas de pouvoir partager une femme. Je savais aussi pertinemment que je ne prendrais pas la place de son amoureux principal. Mais pour être totalement honnête, le fait d’être à ce moment seul depuis plus de 6 mois, de n’avoir rencontré personne depuis un moment et de vouloir un peu de tendresse a aussi joué.<br /><br />Je passe sur le début de l’histoire, mais je la remercie toujours d’être venue me chercher. Et voilà comment j’ai plongé dans le polyamour il y a un peu plus de 4 ans. Depuis ma relation polyamoureuse m’a beaucoup apporté, tout d’abord forcément beaucoup d’amour, parce que cela à beau être poly, cela reste tout d’abord de l’amour. Mais cela m’a aussi permis d’en apprendre beaucoup sur moi, de me questionner, de me remettre en question et d’essayer de mieux me comprendre. La liberté de pouvoir aimer plusieurs personnes est très belle, mais il y a des moments où la jalousie reprend le dessus, où on a peur que la personne qu’on aime en vienne à en aimer un autre plus que soi, où on sait qu’on est poly et qu’il faut laisser à l’autre sa liberté, mais où au plus profond de ses tripes, on a une boule, on a quelque chose qui coince. Et chaque fois que cela arrive, j’ai essayé de me remettre en question, j’ai essayé de comprendre d’où cela venait, sinon cela aurait finit par me bouffer de l’intérieur.<br /><br />Etre poly a, à mon sens, un énorme avantage sur une relation monogame classique : il n’y a plus la peur d’être trompé. On ne recherchera jamais les traces d’une tromperie, on essayera pas de savoir si son amoureuse en voit un autre, échange des sms en cachette,... On sait de manière sûre et certaine que c’est le cas. C’est finalement un des problèmes principaux qui conduit à la rupture de pas mal de couples monogames qui est évacué avant de commencer.<br /><br />Au début je n’ai pas resenti de jalousie, j’étais le dernier amoureux en date, les autres étaient déjà là et c’est vers moi qu’elle était venue pour partager de l’amour en plus. Tout est facile, c’est le début de la relation avec l’euphorie qui l’accompagne. Après quelques semaines ou mois,  certaines de ses relations qu’elle avait quand on a commencé à se voir, se sont finies. Là c’est le moment qu’on attend sans trop vouloir se l’avouer, où finalement si elle ne voit plus quelqu’un d’autre, ça nous fait plus de temps ensemble. Tout se remet en place dans un schéma monogame, on va devenir L’Amoureux et effectivement pendant quelques semaines elle ne voyait quasiment plus que moi.<br /><br />C’est forcément à ce moment là que ça se corse et elle rencontre quelqu’un avec qui elle démarre une nouvelle relation. Je commence alors à me poser plein de questions, je me demande pourquoi elle va voir quelqu’un d’autre, est ce que je ne lui suffis pas, qu’est ce qu’il a de plus que moi, … enfin je me remet en question moi et notre relation. C’est probablement le moment le plus dur, ce moment où il y a une nouvelle relation, parce qu’on a l’impression d’être l’ancien, l’usé. Si elle passe à autre chose, elle ne va pas tarder à me quitter, après tout elle en a quitté un autre il n’y a pas si longtemps. C’est à ce moment là que j’ai du opérer un changement dans ma vision de notre relation. J’ai commencé alors à poser des petites questions, qui c’est, qu’est ce qu’il fait, il a quel âge? Mais petit à petit parce que je n’avais pas envie de savoir, finalement l’ignorance c’est facile, c’est confortable. Mais je suis aussi curieux et j’essayais de récupérer des petits bouts d’information. Ensuite j’ai essayé de me comparer à lui, de me dire que si je suis mieux que lui, elle va rester avec moi,... Plus j’essayais la comparaison, plus je me rendais compte qu’il était ni mieux ni moins bien (ou mieux sur certains aspects et moins bien sur d’autres). Pendant un moment j’ai essayé quand même de me dire que j’étais mieux, mais pour finir je me suis rendu compte qu’il était juste différent.<br /><br />Ca a été à la fois un choc et un soulagement. Un choc parce que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas tout lui apporter, il y a des choses qu’il était et que je n’étais pas et que je ne serai probablement jamais. Un soulagement parce qu’il n’était justement pas moi, qu’elle n’allait pas me remplacer par lui puisque j’apportais d’autres choses que lui. La première fois est forcément la plus dure, cela devient plus facile après sans pour autant devenir anodin et je repasse quand même par ces phases quand elle commence une nouvelle relation. En fait, ce n’est peut-être pas plus mal vu que cela permet de se remettre en question à chaque fois. L’amour n’est pas acquis et pendant deux jours je reprends une boule au ventre le temps que mes tripes comprennent qu’elle m’aime et que l’amour qu’elle donne à un autre homme n’est pas le même que celui qu’elle a pour moi. La boucle est bouclée, mais il y a un homme en plus dans sa vie et toujours 7 jours dans une semaine. Mathématiquement cela fait moins de moments possibles ensemble, mais je sais qu’elle m’aime et c’est finalement ça l’important.<br /><br />J’avais ma jalousie, mes questionnements, ma découverte du polyamour et de ses différents aspects à gérer. Je n’ai jamais eu à y faire face seul heureusement. J’ai aussi découvert une relation beaucoup plus ouverte que ce que j’avais connu avant. J’ai toujours pu parler de mes sentiments et de mon ressenti à tout moment. J’ai aussi pu parler facilement de ma vie, de toute ma vie en ce y compris des filles que j’ai pu rencontrer, ce que je n’avais jamais pu faire dans ma relation précédente. Elle était polyamoureuse depuis bien longtemps avant moi et ces questions sur la jalousie elle les avait réglées depuis longtemps. Elle avoue être toujours jalouse, mais elle m’aime et elle a envie de savoir ce que je vis, d’y participer, de m’aider et de me connaître complètement.<br /><br />Une fois que la jalousie n’était plus un problème, je me suis demandé quoi faire de ces autres amoureux, comment interagir ou non avec eux. Au début de la relation c’est facile, je l’avais rencontrée avec un de ses amoureux, c’était sa relation principale, cela arrivait qu’on se croise vu qu’ils habitaient ensemble et c’était naturel. C’est encore lorsque survient le nouvel amoureux que cela se complique. Le premier je n’ai jamais voulu le rencontrer. Je sais des choses sur lui et réciproquement j’imagine, mais on reste indifférent depuis plus de 3 ans que dure leur relation. Au début je ne voulais absolument pas le rencontrer, après tout c’était lui qui prenait une partie de son amour. Comme je l’ai expliqué au dessus, l’argument ne tient pas mais le temps d’en être parfaitement convaincu un bon moment était passé. Finalement l’ignorance cordiale est plus simple que la confrontation. On est resté ses deux relations durables pendant longtemps mais depuis quelque mois elle voit une troisième personne et il a évoqué le désir de me rencontrer.<br /><br />J’y ai beaucoup réfléchi et je me suis fait un peu violence en me disant que si elle aimait quelqu’un ça devait être quelqu’un de bien et d’intéressant (après tout elle est amoureuse de moi <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/biggrin.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> ). On a fini par aller manger un midi ensemble, c’est aussi un poly depuis longtemps, et quelqu’un de remarquable à mon sens. J’en suis ressorti soulagé, j’ai compris pourquoi elle pouvait l’aimer mais je sais aussi qu’elle m’aime et que les deux ne sont pas liés. Comme je le disais plus haut, il est différent de moi sur plein de niveaux et on entre donc pas en compétition.  L’amour qu’elle nous porte n’est pas lié et si elle l’aime plus ce n’est pour cela qu’elle va m’aimer moins. Du coup si on ressent une baisse de l’amour dans notre couple ce n’est pas la faute de cet autre homme, c’est la mienne ou la notre. Les amours ne sont pas connectées et il n’y a personne à blâmer, c’est à la fois une force mais cela fait aussi peur car en cas de problème on se retrouve face à soi -même sans pouvoir trouver un bouc-émissaire sur qui transférer ce qui ne va pas. C’est aussi ce qui différencie le poly du mono: elle ne va pas me quitter pour un autre que je pourrai accuser d’avoir ruiner mon amour, si elle me quitte c’est à cause de moi et comme je l’aime je ne dois pas laisser notre amour s’étiloler. C’est précisément ce point qui m’avait coûté mon amour précédent. Pour le moment je n’ai rencontré son nouvel amoureux que face à face et jamais en sa présence. C’est toujours un point sur lequel j’ai du mal, j’ai toujours cette peur de les voir s’embrasser et de me voir tendre un miroir me renvoyant ma jalousie et toutes mes appréhensions. Cela finira forcément par se produire étant donné que la communauté polyamoureuse n’est pas bien grande, que l’on participe tous de temps à autre à des rencontres et que je n’ai envie ni d’empêcher un d’eux d’y participer, ni de ne pas y aller juste pour éviter de me confronter à mes peurs.<br /><br />Le deuxième point difficile du polyamour à mon sens est la relation au reste du monde. Faut-il en parler ou pas et à qui? J’ai choisi dès le départ d’en parler à mes amis et à ma soeur. J’ai par contre laissé cette partie de ma vie de côté auprès de mes parents (même s’ils doivent bien se douter qu’il y a quelque chose de différent dans notre relation), de la famille et des gens dont je ne suis pas proche en ce compris évidemment mes collègues de travail. Etant donné que je n’ai qu’une relation principale, c’est finalement assez facile, je passe pour un simple monogame auprès d’eux.<br /><br />J’ai eu des réactions assez variées auprès de mes amis que je vais passer en revue de façon non exhaustive. La plus dure est probablement celle de cet ami qui ne comprend absolument pas ce que je peux vivre. J’ai parfois l’impression qu’il pense que je met en péril son couple. Il vit une relation on ne peut plus traditionnelle, copine rencontrée à l’université, demande en mariage après 6 ans une fois qu’elle a été presque diplômée, bébé prévu une fois le mariage passé et achat d’une maison lorsque que leur situation financière leur permettra. Du classique … Je n’ai pourtant jamais cherché à les faire devenir poly, je n’ai jamais cherché à dragué sa copine, d’abord parce que c’est un de mes meilleurs amis et surtout parce qu’elle ne m’attire pas du tout non plus. Et malgré tout, il n’arrive pas à accepter ma relation et transfère ce rejet sur mon amoureuse. Qu’il ne l’aime pas pour elle et sa personnalité cela ne me dérange, après tout ce n’est pas lui qui passe du temps avec elle, mais j’ai parfois le sentiment qu’il ne l’aprécie pas pour ce qu’elle représente, comme si notre polyamour allait contaminer son couple et lui faire perdre ce qu’il construit depuis 7 ans.<br /><br />Il y a ceux qui sont content pour moi, que je sois amoureux et épanoui. Ceux assez proche qui sont indifférents. Après tout c’est ma vie, mon histoire et notre amitié est liée à plein de facteurs mais certainement pas à qui je suis amoureux. Tant que je ne fais de mal à personne ma vie amoureuse est mon problème et si ça ne va pas ce sont mes amis et ils seront là pour moi. Il y a aussi les “incrédules” (le premier cité appartient à cette catégorie aussi), pour qui ma relation ne pouvait pas durer, pour qui c’était juste une passade, une aventure sexuelle qui va s’éteindre d’elle-même et dans laquelle je ne peux pas être heureux. Malheureusement pour eux, cela fait 4 ans, je n’ai pas l’air plus malheureux qu’un autre, avec forcément des hauts et de bas et ils ont bien duû finir par réviser leur jugement. Et en plus je garde une liberté qu’ils ont perdu lorsqu’ils se sont mis en couple, ce qui peut en agacer certains. Et il y a le dernier qui a mis du temps à comprendre vraiment ce que je pouvais vivre, qui a pris le polyamour pour de l’échangisme (mais je n’ai jamais échangé mon amoureuse pour une autre), du libertinage (raté aussi on est assez classique dans notre relation polyamour mis à part) ou que sais -je. Mais c’est peut être au final celui qui le comprend le mieux, parce qu’il s’y est intéressé, qu’il a mis du temps mais que petit à petit, par élimination il a pu réduire le polyamour à son essence d’amours pluriels.<br /><br />Et puis il y a tous les petits plus qui sont liés au polyamour. La communication est plus facile. La liberté de faire ce qu’on veut du temps qu’on ne passe pas ensemble. On ne devient pas un de ces couples qui ne peuvent plus se décoller et avec lesquels si on veut en voir une composante on est obligé d’avoir à chaque fois l’autre en prime cadeau. On reste deux personnes complètes en plus de notre couple. Mais on a aussi la liberté de rencontrer qui on veut, de ne pas se limiter en essayant de ne pas nouer des liens avec de nouvelles femmes pour ne surtout pas qu’elle aille penser qu’on aurait envie de la tromper.<br /><br />Je conclurai en me demandant si je peux me dire polyamoureux si je n’ai jamais été amoureux de plus qu’une personne en même temps. En 4 ans j’ai eu des aventures, des attirances, des débuts de relation qui n’ont rien donné, mais jamais un autre amour. Ca tient pour beaucoup à moi, à ma timidité et ma difficulté à nouer des relations (mais je me soigne <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/smile3.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> , mais aussi au fait que le poly fait peur à pas mal de monde, est mal perçu, mal compris (je ne l’explique peut être pas toujours de mieux possible) ou pris pour autre chose. Quand j’en parle à quelqu’un que je viens de rencontrer, j’ai souvent des grands regards très interrogatifs, peut -être à rapprocher de celui que j’ai eu quand j’ai vu mon amoureuse embrasser cet autre homme.<br /><br /><br />Voilà un résumé de mon cheminement polyamoureux de ces quatre dernières, de mes questionnements et de mon évolution. Ce n’est qu’un début et il me reste heureusement encore plein de choses à découvrir dans le polyamour, beaucoup des questions à résoudre et plein d’amour à partager.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/user.php?id.65' rel='external' >Nirgal</a><br /><br />Laisser un commentaire ci dessous, ou une réponse au message de Nirgal <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/forum/forum_viewtopic.php?4137.post' rel='external' >sur le forum ici</a>]]></description>
<content:encoded><![CDATA[J’ai découvert le polyamour totalement par hasard, sur le bord d’un chemin de randonnée à Ténériffe à plus de 2000m. Enfin j’ai plutôt rencontré un couple de polyamoureux. C’était en 2007, j’avais vécu quelques mois plus tôt une rupture qui m’avait laissé abîmé. C’était une relation tout ce qu’il y a de plus classique, monogame avec son lot de jalousie, exacerbée par deux années passées à plus de 1000km l’un de l’autre. Mais une relation amoureuse où finalement on s’entête à voir dans l’autre tout ce dont on a besoin et à ne surtout pas chercher ailleurs ce qui pourrait mieux nous convenir.<br />Une relation assez classique où l’amour finit par s’étioler petit à petit parce qu’il n’est pas entretenu, qu’il n’est jamais remis en cause et qu’on finit par le penser acquis à jamais. Elle m’a quitté après 4 années, probablement parce qu’elle était plus lucide que moi sur ce que nous étions devenu.<br /><br />J’étais parti seul faire de la randonnée, me couper de mon monde le temps d’une dizaine de jours et me retrouver avec moi-même. Et sur ce bord de chemin, je rencontre ce couple, habitant Bruxelles comme moi, avec qui j’ai passé un jour et demi, sans me douter un instant qu’elle était polyamoureuse et qu’elle allait changer bien des aspects de ma vie. Un jour et demi plus tard on se sépare, heureux simplement de la rencontre et avec une vague promesse de se revoir pour échanger histoires et photos de vacances, mon adresse e-mail juste écrite dans la mémoire de son téléphone portable.<br /><br />Les vacances se finissent (toujours malheureusement) et je me retrouve repris dans ma vie, mon travail, avec juste le souvenir d’une rencontre heureuse et d’un bout de chemin partagé. Quelques jours plus tard son amoureux me recontacte, pour se voir tous ensemble, et replonger dans les vacances le temps d’une soirée. Jusque là, je ne sais toujours pas ce qu’est le polyamour, j’ai rencontré une femme qui me plaît mais qui est en couple et amoureuse. Jusque là rien d’étrange, mais aussi aucune possibilité de s’engager dans autre chose que de l’amitié. Une amitié qui commence d'ailleurs plutôt avec son homme.<br /><br />Après quelques mois à se voir de manière épisodique, ils décident d’organiser un week-end de randonnée dans les Ardennes. C’est là qu’après deux jours je fais face pour la première fois au polyamour : je la vois embrasser un autre homme. Mais pas un bisous caché comme le ferait une femme qui trompe son amoureux. Il se trouvait là, à quelques mètres, certes occupé à parler à quelqu’un d’autre, mais juste là à côté. Je pense que mon regard sur la situation, a oscillé entre l’incompréhension et la perplexité. Pour elle, elle me l’a raconté plus tard, mon regard tenait plus de la vision d’un affreux carambolage. 5 minutes après, sur le chemin du retour, elle m’a expliqué qu’elle était polyamoureuse, ce que c’était et que ces deux hommes occupé à discuter devant dans la voiture comme des amis (qu’ils sont toujours d’ailleurs) étaient tous les deux ses amoureux et que ça se passait très très bien. C’était surtout une explication pour ne pas que j’aille m’imaginer tout ce qui peut passer par la tête de quelqu’un qui ne connaît rien au polyamour, qui n’en a jamais entendu parler et qui n’a même peut être jamais pensé à l’idée même d’amours pluriels. On reste après tout conditionné par le monde dans lequel on a grandi.<br /><br />Et puis petit à petit l’idée a fait son chemin. Pas tant dans le fait de devenir moi-même polyamoureux. J’étais célibataire depuis un moment, je suis assez timide par nature et j’aurais été déjà très content d’avoir une relation amoureuse, alors plusieurs en même temps... Mais plus dans le fait que cette femme qui était inaccessible parce que en couple, revenait dans le champ des possibles. Elle me plaisait, le courant passait bien entre nous et je me disais au fond de moi “pourquoi je ne pourrais pas partager avec elle un petit quelque chose?”. Sans être polyamoureux, j’imagine qu’à ce moment déjà je faisais preuve de plus d’ouverture d’esprit que le monogame standard qui ne conçoit pas de pouvoir partager une femme. Je savais aussi pertinemment que je ne prendrais pas la place de son amoureux principal. Mais pour être totalement honnête, le fait d’être à ce moment seul depuis plus de 6 mois, de n’avoir rencontré personne depuis un moment et de vouloir un peu de tendresse a aussi joué.<br /><br />Je passe sur le début de l’histoire, mais je la remercie toujours d’être venue me chercher. Et voilà comment j’ai plongé dans le polyamour il y a un peu plus de 4 ans. Depuis ma relation polyamoureuse m’a beaucoup apporté, tout d’abord forcément beaucoup d’amour, parce que cela à beau être poly, cela reste tout d’abord de l’amour. Mais cela m’a aussi permis d’en apprendre beaucoup sur moi, de me questionner, de me remettre en question et d’essayer de mieux me comprendre. La liberté de pouvoir aimer plusieurs personnes est très belle, mais il y a des moments où la jalousie reprend le dessus, où on a peur que la personne qu’on aime en vienne à en aimer un autre plus que soi, où on sait qu’on est poly et qu’il faut laisser à l’autre sa liberté, mais où au plus profond de ses tripes, on a une boule, on a quelque chose qui coince. Et chaque fois que cela arrive, j’ai essayé de me remettre en question, j’ai essayé de comprendre d’où cela venait, sinon cela aurait finit par me bouffer de l’intérieur.<br /><br />Etre poly a, à mon sens, un énorme avantage sur une relation monogame classique : il n’y a plus la peur d’être trompé. On ne recherchera jamais les traces d’une tromperie, on essayera pas de savoir si son amoureuse en voit un autre, échange des sms en cachette,... On sait de manière sûre et certaine que c’est le cas. C’est finalement un des problèmes principaux qui conduit à la rupture de pas mal de couples monogames qui est évacué avant de commencer.<br /><br />Au début je n’ai pas resenti de jalousie, j’étais le dernier amoureux en date, les autres étaient déjà là et c’est vers moi qu’elle était venue pour partager de l’amour en plus. Tout est facile, c’est le début de la relation avec l’euphorie qui l’accompagne. Après quelques semaines ou mois,  certaines de ses relations qu’elle avait quand on a commencé à se voir, se sont finies. Là c’est le moment qu’on attend sans trop vouloir se l’avouer, où finalement si elle ne voit plus quelqu’un d’autre, ça nous fait plus de temps ensemble. Tout se remet en place dans un schéma monogame, on va devenir L’Amoureux et effectivement pendant quelques semaines elle ne voyait quasiment plus que moi.<br /><br />C’est forcément à ce moment là que ça se corse et elle rencontre quelqu’un avec qui elle démarre une nouvelle relation. Je commence alors à me poser plein de questions, je me demande pourquoi elle va voir quelqu’un d’autre, est ce que je ne lui suffis pas, qu’est ce qu’il a de plus que moi, … enfin je me remet en question moi et notre relation. C’est probablement le moment le plus dur, ce moment où il y a une nouvelle relation, parce qu’on a l’impression d’être l’ancien, l’usé. Si elle passe à autre chose, elle ne va pas tarder à me quitter, après tout elle en a quitté un autre il n’y a pas si longtemps. C’est à ce moment là que j’ai du opérer un changement dans ma vision de notre relation. J’ai commencé alors à poser des petites questions, qui c’est, qu’est ce qu’il fait, il a quel âge? Mais petit à petit parce que je n’avais pas envie de savoir, finalement l’ignorance c’est facile, c’est confortable. Mais je suis aussi curieux et j’essayais de récupérer des petits bouts d’information. Ensuite j’ai essayé de me comparer à lui, de me dire que si je suis mieux que lui, elle va rester avec moi,... Plus j’essayais la comparaison, plus je me rendais compte qu’il était ni mieux ni moins bien (ou mieux sur certains aspects et moins bien sur d’autres). Pendant un moment j’ai essayé quand même de me dire que j’étais mieux, mais pour finir je me suis rendu compte qu’il était juste différent.<br /><br />Ca a été à la fois un choc et un soulagement. Un choc parce que je me suis rendu compte que je ne pouvais pas tout lui apporter, il y a des choses qu’il était et que je n’étais pas et que je ne serai probablement jamais. Un soulagement parce qu’il n’était justement pas moi, qu’elle n’allait pas me remplacer par lui puisque j’apportais d’autres choses que lui. La première fois est forcément la plus dure, cela devient plus facile après sans pour autant devenir anodin et je repasse quand même par ces phases quand elle commence une nouvelle relation. En fait, ce n’est peut-être pas plus mal vu que cela permet de se remettre en question à chaque fois. L’amour n’est pas acquis et pendant deux jours je reprends une boule au ventre le temps que mes tripes comprennent qu’elle m’aime et que l’amour qu’elle donne à un autre homme n’est pas le même que celui qu’elle a pour moi. La boucle est bouclée, mais il y a un homme en plus dans sa vie et toujours 7 jours dans une semaine. Mathématiquement cela fait moins de moments possibles ensemble, mais je sais qu’elle m’aime et c’est finalement ça l’important.<br /><br />J’avais ma jalousie, mes questionnements, ma découverte du polyamour et de ses différents aspects à gérer. Je n’ai jamais eu à y faire face seul heureusement. J’ai aussi découvert une relation beaucoup plus ouverte que ce que j’avais connu avant. J’ai toujours pu parler de mes sentiments et de mon ressenti à tout moment. J’ai aussi pu parler facilement de ma vie, de toute ma vie en ce y compris des filles que j’ai pu rencontrer, ce que je n’avais jamais pu faire dans ma relation précédente. Elle était polyamoureuse depuis bien longtemps avant moi et ces questions sur la jalousie elle les avait réglées depuis longtemps. Elle avoue être toujours jalouse, mais elle m’aime et elle a envie de savoir ce que je vis, d’y participer, de m’aider et de me connaître complètement.<br /><br />Une fois que la jalousie n’était plus un problème, je me suis demandé quoi faire de ces autres amoureux, comment interagir ou non avec eux. Au début de la relation c’est facile, je l’avais rencontrée avec un de ses amoureux, c’était sa relation principale, cela arrivait qu’on se croise vu qu’ils habitaient ensemble et c’était naturel. C’est encore lorsque survient le nouvel amoureux que cela se complique. Le premier je n’ai jamais voulu le rencontrer. Je sais des choses sur lui et réciproquement j’imagine, mais on reste indifférent depuis plus de 3 ans que dure leur relation. Au début je ne voulais absolument pas le rencontrer, après tout c’était lui qui prenait une partie de son amour. Comme je l’ai expliqué au dessus, l’argument ne tient pas mais le temps d’en être parfaitement convaincu un bon moment était passé. Finalement l’ignorance cordiale est plus simple que la confrontation. On est resté ses deux relations durables pendant longtemps mais depuis quelque mois elle voit une troisième personne et il a évoqué le désir de me rencontrer.<br /><br />J’y ai beaucoup réfléchi et je me suis fait un peu violence en me disant que si elle aimait quelqu’un ça devait être quelqu’un de bien et d’intéressant (après tout elle est amoureuse de moi <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/biggrin.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> ). On a fini par aller manger un midi ensemble, c’est aussi un poly depuis longtemps, et quelqu’un de remarquable à mon sens. J’en suis ressorti soulagé, j’ai compris pourquoi elle pouvait l’aimer mais je sais aussi qu’elle m’aime et que les deux ne sont pas liés. Comme je le disais plus haut, il est différent de moi sur plein de niveaux et on entre donc pas en compétition.  L’amour qu’elle nous porte n’est pas lié et si elle l’aime plus ce n’est pour cela qu’elle va m’aimer moins. Du coup si on ressent une baisse de l’amour dans notre couple ce n’est pas la faute de cet autre homme, c’est la mienne ou la notre. Les amours ne sont pas connectées et il n’y a personne à blâmer, c’est à la fois une force mais cela fait aussi peur car en cas de problème on se retrouve face à soi -même sans pouvoir trouver un bouc-émissaire sur qui transférer ce qui ne va pas. C’est aussi ce qui différencie le poly du mono: elle ne va pas me quitter pour un autre que je pourrai accuser d’avoir ruiner mon amour, si elle me quitte c’est à cause de moi et comme je l’aime je ne dois pas laisser notre amour s’étiloler. C’est précisément ce point qui m’avait coûté mon amour précédent. Pour le moment je n’ai rencontré son nouvel amoureux que face à face et jamais en sa présence. C’est toujours un point sur lequel j’ai du mal, j’ai toujours cette peur de les voir s’embrasser et de me voir tendre un miroir me renvoyant ma jalousie et toutes mes appréhensions. Cela finira forcément par se produire étant donné que la communauté polyamoureuse n’est pas bien grande, que l’on participe tous de temps à autre à des rencontres et que je n’ai envie ni d’empêcher un d’eux d’y participer, ni de ne pas y aller juste pour éviter de me confronter à mes peurs.<br /><br />Le deuxième point difficile du polyamour à mon sens est la relation au reste du monde. Faut-il en parler ou pas et à qui? J’ai choisi dès le départ d’en parler à mes amis et à ma soeur. J’ai par contre laissé cette partie de ma vie de côté auprès de mes parents (même s’ils doivent bien se douter qu’il y a quelque chose de différent dans notre relation), de la famille et des gens dont je ne suis pas proche en ce compris évidemment mes collègues de travail. Etant donné que je n’ai qu’une relation principale, c’est finalement assez facile, je passe pour un simple monogame auprès d’eux.<br /><br />J’ai eu des réactions assez variées auprès de mes amis que je vais passer en revue de façon non exhaustive. La plus dure est probablement celle de cet ami qui ne comprend absolument pas ce que je peux vivre. J’ai parfois l’impression qu’il pense que je met en péril son couple. Il vit une relation on ne peut plus traditionnelle, copine rencontrée à l’université, demande en mariage après 6 ans une fois qu’elle a été presque diplômée, bébé prévu une fois le mariage passé et achat d’une maison lorsque que leur situation financière leur permettra. Du classique … Je n’ai pourtant jamais cherché à les faire devenir poly, je n’ai jamais cherché à dragué sa copine, d’abord parce que c’est un de mes meilleurs amis et surtout parce qu’elle ne m’attire pas du tout non plus. Et malgré tout, il n’arrive pas à accepter ma relation et transfère ce rejet sur mon amoureuse. Qu’il ne l’aime pas pour elle et sa personnalité cela ne me dérange, après tout ce n’est pas lui qui passe du temps avec elle, mais j’ai parfois le sentiment qu’il ne l’aprécie pas pour ce qu’elle représente, comme si notre polyamour allait contaminer son couple et lui faire perdre ce qu’il construit depuis 7 ans.<br /><br />Il y a ceux qui sont content pour moi, que je sois amoureux et épanoui. Ceux assez proche qui sont indifférents. Après tout c’est ma vie, mon histoire et notre amitié est liée à plein de facteurs mais certainement pas à qui je suis amoureux. Tant que je ne fais de mal à personne ma vie amoureuse est mon problème et si ça ne va pas ce sont mes amis et ils seront là pour moi. Il y a aussi les “incrédules” (le premier cité appartient à cette catégorie aussi), pour qui ma relation ne pouvait pas durer, pour qui c’était juste une passade, une aventure sexuelle qui va s’éteindre d’elle-même et dans laquelle je ne peux pas être heureux. Malheureusement pour eux, cela fait 4 ans, je n’ai pas l’air plus malheureux qu’un autre, avec forcément des hauts et de bas et ils ont bien duû finir par réviser leur jugement. Et en plus je garde une liberté qu’ils ont perdu lorsqu’ils se sont mis en couple, ce qui peut en agacer certains. Et il y a le dernier qui a mis du temps à comprendre vraiment ce que je pouvais vivre, qui a pris le polyamour pour de l’échangisme (mais je n’ai jamais échangé mon amoureuse pour une autre), du libertinage (raté aussi on est assez classique dans notre relation polyamour mis à part) ou que sais -je. Mais c’est peut être au final celui qui le comprend le mieux, parce qu’il s’y est intéressé, qu’il a mis du temps mais que petit à petit, par élimination il a pu réduire le polyamour à son essence d’amours pluriels.<br /><br />Et puis il y a tous les petits plus qui sont liés au polyamour. La communication est plus facile. La liberté de faire ce qu’on veut du temps qu’on ne passe pas ensemble. On ne devient pas un de ces couples qui ne peuvent plus se décoller et avec lesquels si on veut en voir une composante on est obligé d’avoir à chaque fois l’autre en prime cadeau. On reste deux personnes complètes en plus de notre couple. Mais on a aussi la liberté de rencontrer qui on veut, de ne pas se limiter en essayant de ne pas nouer des liens avec de nouvelles femmes pour ne surtout pas qu’elle aille penser qu’on aurait envie de la tromper.<br /><br />Je conclurai en me demandant si je peux me dire polyamoureux si je n’ai jamais été amoureux de plus qu’une personne en même temps. En 4 ans j’ai eu des aventures, des attirances, des débuts de relation qui n’ont rien donné, mais jamais un autre amour. Ca tient pour beaucoup à moi, à ma timidité et ma difficulté à nouer des relations (mais je me soigne <img src='http://www.polyamour.be/e107_images/emotes/kolobok_dark_skin/smile3.gif' alt='' style='vertical-align:middle; border:0' /> , mais aussi au fait que le poly fait peur à pas mal de monde, est mal perçu, mal compris (je ne l’explique peut être pas toujours de mieux possible) ou pris pour autre chose. Quand j’en parle à quelqu’un que je viens de rencontrer, j’ai souvent des grands regards très interrogatifs, peut -être à rapprocher de celui que j’ai eu quand j’ai vu mon amoureuse embrasser cet autre homme.<br /><br /><br />Voilà un résumé de mon cheminement polyamoureux de ces quatre dernières, de mes questionnements et de mon évolution. Ce n’est qu’un début et il me reste heureusement encore plein de choses à découvrir dans le polyamour, beaucoup des questions à résoudre et plein d’amour à partager.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/user.php?id.65' rel='external' >Nirgal</a><br /><br />Laisser un commentaire ci dessous, ou une réponse au message de Nirgal <a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/forum/forum_viewtopic.php?4137.post' rel='external' >sur le forum ici</a>]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.1'>Témoignages</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Wed, 23 May 2012 09:06:36 +0200</pubDate>
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<title>Une synthèse intéressante sur les philosophes de l'amour</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.125.3</link>
<description><![CDATA[<strong class='bbcode bold'>EROS : L’AMOUR PLATONICIEN</strong><br /> <br />Platon a traité de l’Amour dans son dialogue «  Le Banquet ». Le Banquet rend compte d’un dîner philosophique à Athènes qui réunit autour de Socrate quelques intellectuels grecs, le thème du débat philosophique est « L’amour » c’est la version antique de nos modernes cafés-philo.<br /> <br />Chaque protagoniste à tour de rôle donne sa version théorique de l’amour.<br /> Nous retiendrons les deux principales versions, celle d’Aristophane et celle de Socrate.<br /><strong class='bbcode bold'>Le mythe de l’androgyne d’Aristophane :</strong><br /> <br />Aristophane raconte le mythe des origines, des premières créatures humaines.<br /> <br />Qui étaient des êtres doubles, frères siamois ou soeurs siamoises ou androgynes.<br /> <br />Ces êtres vivant le nirvana de leur complémentarité érotique et sexuelle, voulurent rivaliser avec les dieux de l’Olympe. Pour châtier ces premiers mortels trop présomptueux, Zeus décida de les scinder en deux êtres distincts et les jumeaux jusqu’alors solidaires anatomiquement se retrouvèrent isolés et pour l’éternité en quête de leur double. Les frères siamois et les sœurs siamoises devinrent homosexuels et les androgynes hétérosexuels cherchant leur complément pour retrouver l’unité primitive. Donc déjà dans cette interprétation des causes de l’amour, il y a à l’origine de l’amour la quête de l’objet manquant.<br /> <br />S’il y a amour c’est que chez l’homme congénitalement au départ de la naissance il a un manque à être et qu’il convient de combler ce manque.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>Le Mythe de la conception d’Eros selon Socrate :</strong><br /> <br />Socrate déclare que les mystères de l’amour lui ont été révélés par une prêtresse Diotime de Mantinée. Il raconte le mythe de la conception d’Eros le dieu de l’amour chez les grecs. Cela se passe durant les fêtes que Zeus organise dans l’Olympe à l’occasion de la naissance d’Aphrodite. Tous les dieux et les déesses sont invités, sauf Pénia, la déesse de la précarité, la sans domicile fixe de l’Olympe, la déesse de la misère. La fête bat son plein et les invités sont tous plus ou moins ivres d’ambroisie, la boisson des dieux. Poros, le dieu de la ressource, de la prospérité est déjà bien éméché, Pénia qui s’est invitée en catimini, incognito en pique assiette, profite de l’ivresse de Poros pour lui faire l’amour et se fait engrosser à son insu dans l’inconscience des vapeurs d’alcool.<br /> <br />L’enfant qui leur naîtra sera Eros le dieu de l’amour, qui concilie comme l’amour le manque et la précarité de sa mère Pénia et la ressource et la prospérité de son père Poros. Socrate place donc l’amour dans la perspective du manque originel, un peu comme Aristophane et il ajoute que l’amour c’est la quête de l’objet du manque inhérent à tout mortel, du fait d’être mortel, des mortels qui cherchent à se pérenniser, pour lui deux façons susceptibles de se pérenniser et d’échapper à la mort définitive, ceux qui comptent sur la reproduction sexuelle dans la conception d’un enfant qui leur succédera, et ceux qui via leurs facultés de créations intellectuelles ou artistiques se pérenniseront via leurs œuvres qui resteront après leur mort. Platon introduit une métaphysique de l’amour qui substitue à l’acte charnel de l’amour un culte du beau, non pas singulier mais universel en déplaçant le culte des beaux corps sur celui de l’idée de beau, la beauté absolue que le philosophe peut contempler dans ses spéculations intellectuelles. La quête du beau, du bien et du juste, voila un idéal qui sublime la carence, le manque de tout mortel, voila une métaphysique de l’amour.<br /> <br />Cette conception philosophique idéaliste de l’amour fut récupérée par les théologiens chrétiens qui interdirent toutes manifestations sexuelles autre que l’acte à visée exclusivement reproductrice, résumant l’amour sexuel au « Croissez et multipliez ! » l’impératif catégorique de l’église chrétienne qui réduisait l’amour charnel à la fonction de reproduction et qui fit sienne la métaphysique platonicienne, l’amour idéaliste, se limitant à l’amour de dieu, le beau le bien et le juste absolu.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>PHILIA, L’AMOUR ARISTOTELICEN</strong><br /> <br />Philia, l’amour selon Aristote, n’a pas à sa source un manque, mais il est le fruit d’une puissance, d’une ressource qui se réjouit du partage et de l’échange. Philia est économiquement et dynamiquement le fruit du lien social, il semble plus s’attacher à l’amitié proprement dite, ou aux amours apaisées dans laquelle la passion et la sexualité débridée ont laissé le pas à l’empathie, à la réversibilité, à l’échange et à l’entente tacite, au contrat de mutuelle assistance, de partage où la possession égoïste est bannie. Ce n’est plus l’amour prédateur, possessif, déchirant et passionnel.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>AGAPE, L’AMOUR PASCALIEN</strong><br /> <br />Pascal dans sa philosophie fait une place privilégiée au Cœur.<br /> <br />Pour Pascal le Cœur est intuition, connaissance par appréhension immédiate.<br /> <br />Chez Pascal le Cœur sous entend un élan vers le divin, il est pour lui la vrai force agissante de l’âme, il est l’âme elle-même, en tant que l’âme est faite pour recevoir la révélation divine.<br /> <br />Pour lui le Cœur plus que la raison est le seul capable d’accéder à la vérité.<br /> <br />Pascal donne la place primordiale à l’Agapé, l’amour spirituel, l’amour divin.<br /> <br />Pour lui le péché originel de l’homme, ce fut de se décentrer de dieu le créateur, de se soustraire à sa domination et de rechercher la félicité non plus en dieu mais en soi même, se livrant à l’instinct des sens dans la quête du plaisir et sombrant dans la concupiscence. C’est alors que dieu a abandonné l’homme à son sort et à son aveuglement.<br /> <br />Pascal ajoute que d’amour véritable il n’y a qu’Agapé, l’amour spirituel.<br /> <br />Je cite : «  La vrai et unique vertu est donc de se haïr, et de chercher un être vraiment aimable, pour l’aimer. Mais comme nous ne pouvons aimer ce qui est hors de nous, il faut aimer un être qui soit en nous, et qui n’est pas nous. Or il n’y a que l’être universel qui soit tel. Le royaume de dieu est en nous ; le bien universel est en nous, est nous même, et n’est pas nous. »<br /> <br />Donc pour Pascal il n’y a d’amour véritable que celui de dieu, car l’on peut aimer que ce qui est déjà en nous et qui n’est pas nous, c'est-à-dire dieu.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA REPRODUCTION SEXUELLE ET L’AMOUR SELON SCHOPENHAUER</strong><br /> <br />Dans son traité «  Le monde comme volonté et représentation » Schopenhauer développe tout un grand chapitre «  La Métaphysique de l’amour » dans lequel il prétend que le mobile de l’amour trouve sa source dans le fruit de l’acte sexuel, c'est-à-dire la conception d’un enfant pour se pérenniser en tant que mortel via sa descendance. Cette conception a finalité reproductrice de l’amour n’explique pas l’amour des amants stériles et des couples homosexuels. L’amour étant la plupart du temps initié par autre chose que le désir d’enfant, cette thèse de Schopenhauer confond cause et conséquence de l’amour. Elle va dans le sens théologique de l’église chrétienne qui ne conçoit de rapport sexuel que fécondant et me rappelle une citation de mon professeur d’obstétrique à la faculté de Bordeaux un catholique très réactionnaire fustigeant la contraception et l’avortement qui disait textuellement «  Une femme ne doit jamais avoir de règles de la puberté à la ménopause » signifiant ainsi que de la puberté à la ménopause tous les rapports sexuels doivent être féconds, condamnant la femme à une suite ininterrompue de grossesses.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA LIBIDO ET L’AMOUR FREUDIEN</strong><br /> <br />Pour Freud l’énergie vitale est l’énergie sexuelle, la libido, elle est à la fois somatique physiologique et psychologique. Elle mobilise toutes nos actions, nos affects et notre intellect.<br /> <br />La libido est le domaine des pulsions instinctives sexuelles.<br /> <br />Les pulsions s’appuient, s’étayent sur la physiologie, elles concernent tous les orifices anatomiques, la bouche avec la pulsion orale, l’anus et la pulsion anale, la pulsion génitale, mais aussi les pulsions scopique, auditive et tactile.<br /> <br />Chacune de ces pulsions est en quête d’un objet partiel, le sein, l’étron, le phallus, le regard, la parole, la peau.<br /> <br />Toutes ces pulsions partielles atomisées et indépendantes se mettent sous le primat de la pulsion génitale en quête du phallus par le biais de la symbolisation du langage à l’issue du Complexe d’Œdipe.<br /> <br />Donc l’amour c’est la quête du phallus symbolique de l’objet manquant pour assouvir les pulsions. Cette libido, cette énergie sexuelle subit sous la pression de la censure des interdits et du refoulement bien des avatars qui sont les métamorphoses de la libido qui subit des déplacements de but et d’objet sous la pression de la culture et du social. La libido est domestiquée par le phénomène appelé sublimation des pulsions qui trouvent dans la culture des substituts pour assouvir sa tension, par le biais des symboles, du langage, de l’art, de l’économie.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA TRANGRESSION DES INTERDITS ET L’EROTISME DE BATAILLE</strong><br /> <br />Pour Georges Bataille, la quête de l’amour c’est la transgression de tous les tabous et de tous les interdits aliénants et relativisant la vie de l’homme qui est en quête d’absolu et défie la loi.<br /> <br />La conception de l’amour selon Bataille est une quête de l’immortalité, de l’infini et du divin en l’homme brimé par toutes les religions qui censurent le sexe.<br /> <br />Pour Bataille l’homme dans l’amour recherche l’absolu et non pas le relatif, il veut s’émanciper des tabous et des interdits. Il veut être asymptote à l’infini, il veut sortir de ses marques, de ses limites morales issues de la religion pour retrouver une religion naturelle panthéiste animiste qui fait de lui partie intégrante du divin, qui fait de lui un dieu sans bornes.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LE DESIR DU MANQUE ET L’AMOUR LACANIEN</strong><br /> <br />Pour Jacques Lacan l’homme est essentiellement un être de parole.<br /> <br />Il est un effet du langage par sa subjectivité. Il est divisé par le signifiant binaire. En effet tout le langage est binaire, antinomique aussi lorsque le sujet s’identifie à un signifiant, grand par exemple il s’oublie sous son antonyme petit, ce qui le divise cherchant toujours à être ce qu’il n’est pas, il est toujours en quête d’une autre identification qui devient son idéal à atteindre et qui lui manque.<br /> <br />La théorie des pulsions chez Lacan s’appuie sur la théorie de l’éros platonicien, le sujet à un manque à être qu’il veut combler et se met en quête de son objet manquant, mais en même temps qu’apparaît ainsi le Désir qui le mobilisera toute sa vie, il s’émancipe du besoin.<br /> <br />Le besoin est physiologique manger, pisser, chier, le besoin cherche l’assouvissement, le Désir lui est psychologique il ne cherche pas la satisfaction immédiate mais se régale de la frustration, il diffère toujours la réalisation de son Désir, en le sublimant dans des créations symboliques qui tendent à approcher l’objet idéal du Désir sans jamais l’atteindre définitivement, le Désir se satisfait du manque qu’il cultive pour toujours pousser plus loin sa quête, ce n’est pas l’objet de la quête qui est important dans le Désir mais c’est le chemin de la quête.<br /> <br />Jacques Lacan définit ainsi l’amour :<br /> <br />«  L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ! »<br /> <br />Donc chez Lacan le manque est le centre de la quête de l’amour, cette quête qui via le Désir est toujours différée dans un itinéraire où l’inconscient sème les embûches pour toujours maintenir vivant le Désir qui s’il était satisfait mourrait.<br /> <br />L’amour, c’est un labyrinthe de malentendus dont la sortie n’existe pas.<br /> <br />Il n’y que la mort qui éteint le Désir et aucun objet du réel n’arrivera à le satisfaire totalement durant la vie, d’où sa perpétuelle quête.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LES ATOMES CROCHUS OU L’AMOUR EPICURIEN</strong><br /> <br />Pour Epicure qui s’inspire de Démocrite inventeur de l’atomisme, le cosmos est constitué de particules élémentaires insécables les atomes qui circulent dans le vide en obéissant aux lois de la mécanique.<br /> <br />Le genre humain n’échappe pas à cette structure atomique de la nature. Pour Epicure contrairement à Platon il n’y pas de différence entre le corps et l’âme, tout deux sont de nature atomique donc corruptible c'est-à-dire mortels. Pour Epicure l’amour est aussi une physique et non une métaphysique, il n’échappe pas à cette interprétation matérialiste de mécanique atomique.<br /> <br />Pour Epicure, les corps humains s’échangent des atomes d’un corps à l’autre, ces échanges interpersonnels d’atomes, se font tantôt sur le mode affine lorsqu’il y a échange d’atomes crochus et là c’est l’attraction qui s’impose avec sympathie ou amour qui en résulte, dans le cas contraire d’échange d’atome répulsifs, ce qui naît l’antipathie ou la haine. Ces manifestations interpersonnelles atomiques sont positifs c’est l’amour qui en résulte, s’ils sont négatifs c’est la haine.<br /> <br />Epicure c’est surtout attaché à la philosophie de l’amitié qu’il cultivait dans sa communauté philosophique appelé Le Jardin.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>L’EXCES OU L’AMOUR SELON ONFRAY</strong><br /> <br />Michel ONFRAY philosophe contemporain, chantre de l’hédonisme et de l’athéisme a de l’amour une conception matérialiste. Pour lui, le manque dont Platon fait l’origine de l’amour est un artifice théologique pour mieux brider la sexualité et détourner les hommes du sensuel pour une hypothétique sublimation de leurs instincts via l’intellect que Platon situe dans le monde céleste.<br /> <br />Pour Onfray les philosophes idéalistes sont des bigots refoulés qui culpabilisent les corps et condamnent les délices sensuels.<br /> <br />Pour Onfray la source de l’amour et du désir ce n’est pas un manque à combler mais un excès, une pléthore d’énergie qui ne demande qu’à s’extérioriser.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LE YIN ET LE YANG OU L’AMOUR ORIENTAL</strong><br /> <br />Pour les extrêmes orientaux une hypothèse énergétique régit le cosmos, la cohabitation dans chaque être de deux forces opposées le yin et le yang.<br /> <br />Le yin étant le pôle féminin et le yang le pôle masculin.<br /> <br />Le yin et le yang s’intriquent et dans le yin il y a du yang et dans le yang il y a du yin. L’amour est donc pour les chinois la force dynamique du cosmos entre le yin et le yang entre le pôle féminin et le pôle masculin.<br /> <br />D’ailleurs dans la civilisation chinoise la sexualité n’est pas persécutée comme dans les religions monothéistes.<br /> <br />Quelque soit leur sexe anatomique les individus sont habités par une bisexualité, yin yang.<br /> <br />Cette théorie est celle de Carl Gustav Jung le psychanalyste suisse.<br /> <br />Il appelle anima le pôle féminin irréductible en chaque homme et animus le pôle masculin irréductible en chaque femme. Cette conception conforme à celle de l’androgyne primordial décrite pas Aristophane, prétend que chaque être est animé par une bisexualité qui lui est intrinsèque, comme les stades de l’embryogenèse le prouvent, dans chaque embryon humain existe les deux organes sexuels, la différentiation sexuelle se faisant dans un deuxième temps chez le fœtus avec l’involution de l’autre sexe, mais existe anatomiquement chez tout être le reliquat du sexe opposé.<br /> <br />Jung a aussi décrit toutes les métamorphoses de la libido, par le bais de ses représentations symboliques, tous les symboles étant l’illustration imagée plus ou moins abstraite d’une composante de la libido.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>CONCLUSION</strong><br /> <br />L’hypothèse de l’androgyne d’Aristophane rejoint les théories psychanalytiques modernes de la bisexualité inhérente à chaque être quelque soit son sexe anatomique.<br /> <br />Les théories qui défendent à l’origine de l’amour un manque à être et celles qui prétendent à un excès cherchant à s’extérioriser ne sont pas antinomiques, car en fait dans l’amour il y à la fois manque et excès, comme chez la déesse Pénia déesse de la précarité et le dieu Poros dieu de la ressource, les géniteurs du Dieu Eros.<br /> <br />L’amour c’est à la fois ce manque à combler et cet excès à évacuer. <br /> <br />L’amour est un syncrétisme de la physiologie et de la psychologie, il a pour source le corps et ses fonctions physiologiques et pour simulacres les symboles et leur fonction psychologique.<br /> <br />Le Désir, chez les latin Désiderare c’est la quête de sidere, c'est-à-dire des astres, le Désir ne se satisfait pas de l’objet qui satisfait le besoin physiologique, mais il va toujours chercher un idéal plus lointain à atteindre comme les astres, un objet suffisamment irréalisable pour que le Désir ne tarisse pas et maintienne toujours en éveil cet élan vital qui propulse les hommes toute leur vie et qui ne s’éteint qu’à la mort. <br /><br /><br />Source : Florence Pirastru - <a class='bbcode' href='http://www.facebook.com/groups/11414583553/doc/10150352839678554/' rel='external' >groupe polyamour</a> sur facebook]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<strong class='bbcode bold'>EROS : L’AMOUR PLATONICIEN</strong><br /> <br />Platon a traité de l’Amour dans son dialogue «  Le Banquet ». Le Banquet rend compte d’un dîner philosophique à Athènes qui réunit autour de Socrate quelques intellectuels grecs, le thème du débat philosophique est « L’amour » c’est la version antique de nos modernes cafés-philo.<br /> <br />Chaque protagoniste à tour de rôle donne sa version théorique de l’amour.<br /> Nous retiendrons les deux principales versions, celle d’Aristophane et celle de Socrate.<br /><strong class='bbcode bold'>Le mythe de l’androgyne d’Aristophane :</strong><br /> <br />Aristophane raconte le mythe des origines, des premières créatures humaines.<br /> <br />Qui étaient des êtres doubles, frères siamois ou soeurs siamoises ou androgynes.<br /> <br />Ces êtres vivant le nirvana de leur complémentarité érotique et sexuelle, voulurent rivaliser avec les dieux de l’Olympe. Pour châtier ces premiers mortels trop présomptueux, Zeus décida de les scinder en deux êtres distincts et les jumeaux jusqu’alors solidaires anatomiquement se retrouvèrent isolés et pour l’éternité en quête de leur double. Les frères siamois et les sœurs siamoises devinrent homosexuels et les androgynes hétérosexuels cherchant leur complément pour retrouver l’unité primitive. Donc déjà dans cette interprétation des causes de l’amour, il y a à l’origine de l’amour la quête de l’objet manquant.<br /> <br />S’il y a amour c’est que chez l’homme congénitalement au départ de la naissance il a un manque à être et qu’il convient de combler ce manque.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>Le Mythe de la conception d’Eros selon Socrate :</strong><br /> <br />Socrate déclare que les mystères de l’amour lui ont été révélés par une prêtresse Diotime de Mantinée. Il raconte le mythe de la conception d’Eros le dieu de l’amour chez les grecs. Cela se passe durant les fêtes que Zeus organise dans l’Olympe à l’occasion de la naissance d’Aphrodite. Tous les dieux et les déesses sont invités, sauf Pénia, la déesse de la précarité, la sans domicile fixe de l’Olympe, la déesse de la misère. La fête bat son plein et les invités sont tous plus ou moins ivres d’ambroisie, la boisson des dieux. Poros, le dieu de la ressource, de la prospérité est déjà bien éméché, Pénia qui s’est invitée en catimini, incognito en pique assiette, profite de l’ivresse de Poros pour lui faire l’amour et se fait engrosser à son insu dans l’inconscience des vapeurs d’alcool.<br /> <br />L’enfant qui leur naîtra sera Eros le dieu de l’amour, qui concilie comme l’amour le manque et la précarité de sa mère Pénia et la ressource et la prospérité de son père Poros. Socrate place donc l’amour dans la perspective du manque originel, un peu comme Aristophane et il ajoute que l’amour c’est la quête de l’objet du manque inhérent à tout mortel, du fait d’être mortel, des mortels qui cherchent à se pérenniser, pour lui deux façons susceptibles de se pérenniser et d’échapper à la mort définitive, ceux qui comptent sur la reproduction sexuelle dans la conception d’un enfant qui leur succédera, et ceux qui via leurs facultés de créations intellectuelles ou artistiques se pérenniseront via leurs œuvres qui resteront après leur mort. Platon introduit une métaphysique de l’amour qui substitue à l’acte charnel de l’amour un culte du beau, non pas singulier mais universel en déplaçant le culte des beaux corps sur celui de l’idée de beau, la beauté absolue que le philosophe peut contempler dans ses spéculations intellectuelles. La quête du beau, du bien et du juste, voila un idéal qui sublime la carence, le manque de tout mortel, voila une métaphysique de l’amour.<br /> <br />Cette conception philosophique idéaliste de l’amour fut récupérée par les théologiens chrétiens qui interdirent toutes manifestations sexuelles autre que l’acte à visée exclusivement reproductrice, résumant l’amour sexuel au « Croissez et multipliez ! » l’impératif catégorique de l’église chrétienne qui réduisait l’amour charnel à la fonction de reproduction et qui fit sienne la métaphysique platonicienne, l’amour idéaliste, se limitant à l’amour de dieu, le beau le bien et le juste absolu.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>PHILIA, L’AMOUR ARISTOTELICEN</strong><br /> <br />Philia, l’amour selon Aristote, n’a pas à sa source un manque, mais il est le fruit d’une puissance, d’une ressource qui se réjouit du partage et de l’échange. Philia est économiquement et dynamiquement le fruit du lien social, il semble plus s’attacher à l’amitié proprement dite, ou aux amours apaisées dans laquelle la passion et la sexualité débridée ont laissé le pas à l’empathie, à la réversibilité, à l’échange et à l’entente tacite, au contrat de mutuelle assistance, de partage où la possession égoïste est bannie. Ce n’est plus l’amour prédateur, possessif, déchirant et passionnel.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>AGAPE, L’AMOUR PASCALIEN</strong><br /> <br />Pascal dans sa philosophie fait une place privilégiée au Cœur.<br /> <br />Pour Pascal le Cœur est intuition, connaissance par appréhension immédiate.<br /> <br />Chez Pascal le Cœur sous entend un élan vers le divin, il est pour lui la vrai force agissante de l’âme, il est l’âme elle-même, en tant que l’âme est faite pour recevoir la révélation divine.<br /> <br />Pour lui le Cœur plus que la raison est le seul capable d’accéder à la vérité.<br /> <br />Pascal donne la place primordiale à l’Agapé, l’amour spirituel, l’amour divin.<br /> <br />Pour lui le péché originel de l’homme, ce fut de se décentrer de dieu le créateur, de se soustraire à sa domination et de rechercher la félicité non plus en dieu mais en soi même, se livrant à l’instinct des sens dans la quête du plaisir et sombrant dans la concupiscence. C’est alors que dieu a abandonné l’homme à son sort et à son aveuglement.<br /> <br />Pascal ajoute que d’amour véritable il n’y a qu’Agapé, l’amour spirituel.<br /> <br />Je cite : «  La vrai et unique vertu est donc de se haïr, et de chercher un être vraiment aimable, pour l’aimer. Mais comme nous ne pouvons aimer ce qui est hors de nous, il faut aimer un être qui soit en nous, et qui n’est pas nous. Or il n’y a que l’être universel qui soit tel. Le royaume de dieu est en nous ; le bien universel est en nous, est nous même, et n’est pas nous. »<br /> <br />Donc pour Pascal il n’y a d’amour véritable que celui de dieu, car l’on peut aimer que ce qui est déjà en nous et qui n’est pas nous, c'est-à-dire dieu.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA REPRODUCTION SEXUELLE ET L’AMOUR SELON SCHOPENHAUER</strong><br /> <br />Dans son traité «  Le monde comme volonté et représentation » Schopenhauer développe tout un grand chapitre «  La Métaphysique de l’amour » dans lequel il prétend que le mobile de l’amour trouve sa source dans le fruit de l’acte sexuel, c'est-à-dire la conception d’un enfant pour se pérenniser en tant que mortel via sa descendance. Cette conception a finalité reproductrice de l’amour n’explique pas l’amour des amants stériles et des couples homosexuels. L’amour étant la plupart du temps initié par autre chose que le désir d’enfant, cette thèse de Schopenhauer confond cause et conséquence de l’amour. Elle va dans le sens théologique de l’église chrétienne qui ne conçoit de rapport sexuel que fécondant et me rappelle une citation de mon professeur d’obstétrique à la faculté de Bordeaux un catholique très réactionnaire fustigeant la contraception et l’avortement qui disait textuellement «  Une femme ne doit jamais avoir de règles de la puberté à la ménopause » signifiant ainsi que de la puberté à la ménopause tous les rapports sexuels doivent être féconds, condamnant la femme à une suite ininterrompue de grossesses.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA LIBIDO ET L’AMOUR FREUDIEN</strong><br /> <br />Pour Freud l’énergie vitale est l’énergie sexuelle, la libido, elle est à la fois somatique physiologique et psychologique. Elle mobilise toutes nos actions, nos affects et notre intellect.<br /> <br />La libido est le domaine des pulsions instinctives sexuelles.<br /> <br />Les pulsions s’appuient, s’étayent sur la physiologie, elles concernent tous les orifices anatomiques, la bouche avec la pulsion orale, l’anus et la pulsion anale, la pulsion génitale, mais aussi les pulsions scopique, auditive et tactile.<br /> <br />Chacune de ces pulsions est en quête d’un objet partiel, le sein, l’étron, le phallus, le regard, la parole, la peau.<br /> <br />Toutes ces pulsions partielles atomisées et indépendantes se mettent sous le primat de la pulsion génitale en quête du phallus par le biais de la symbolisation du langage à l’issue du Complexe d’Œdipe.<br /> <br />Donc l’amour c’est la quête du phallus symbolique de l’objet manquant pour assouvir les pulsions. Cette libido, cette énergie sexuelle subit sous la pression de la censure des interdits et du refoulement bien des avatars qui sont les métamorphoses de la libido qui subit des déplacements de but et d’objet sous la pression de la culture et du social. La libido est domestiquée par le phénomène appelé sublimation des pulsions qui trouvent dans la culture des substituts pour assouvir sa tension, par le biais des symboles, du langage, de l’art, de l’économie.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LA TRANGRESSION DES INTERDITS ET L’EROTISME DE BATAILLE</strong><br /> <br />Pour Georges Bataille, la quête de l’amour c’est la transgression de tous les tabous et de tous les interdits aliénants et relativisant la vie de l’homme qui est en quête d’absolu et défie la loi.<br /> <br />La conception de l’amour selon Bataille est une quête de l’immortalité, de l’infini et du divin en l’homme brimé par toutes les religions qui censurent le sexe.<br /> <br />Pour Bataille l’homme dans l’amour recherche l’absolu et non pas le relatif, il veut s’émanciper des tabous et des interdits. Il veut être asymptote à l’infini, il veut sortir de ses marques, de ses limites morales issues de la religion pour retrouver une religion naturelle panthéiste animiste qui fait de lui partie intégrante du divin, qui fait de lui un dieu sans bornes.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LE DESIR DU MANQUE ET L’AMOUR LACANIEN</strong><br /> <br />Pour Jacques Lacan l’homme est essentiellement un être de parole.<br /> <br />Il est un effet du langage par sa subjectivité. Il est divisé par le signifiant binaire. En effet tout le langage est binaire, antinomique aussi lorsque le sujet s’identifie à un signifiant, grand par exemple il s’oublie sous son antonyme petit, ce qui le divise cherchant toujours à être ce qu’il n’est pas, il est toujours en quête d’une autre identification qui devient son idéal à atteindre et qui lui manque.<br /> <br />La théorie des pulsions chez Lacan s’appuie sur la théorie de l’éros platonicien, le sujet à un manque à être qu’il veut combler et se met en quête de son objet manquant, mais en même temps qu’apparaît ainsi le Désir qui le mobilisera toute sa vie, il s’émancipe du besoin.<br /> <br />Le besoin est physiologique manger, pisser, chier, le besoin cherche l’assouvissement, le Désir lui est psychologique il ne cherche pas la satisfaction immédiate mais se régale de la frustration, il diffère toujours la réalisation de son Désir, en le sublimant dans des créations symboliques qui tendent à approcher l’objet idéal du Désir sans jamais l’atteindre définitivement, le Désir se satisfait du manque qu’il cultive pour toujours pousser plus loin sa quête, ce n’est pas l’objet de la quête qui est important dans le Désir mais c’est le chemin de la quête.<br /> <br />Jacques Lacan définit ainsi l’amour :<br /> <br />«  L’amour c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas ! »<br /> <br />Donc chez Lacan le manque est le centre de la quête de l’amour, cette quête qui via le Désir est toujours différée dans un itinéraire où l’inconscient sème les embûches pour toujours maintenir vivant le Désir qui s’il était satisfait mourrait.<br /> <br />L’amour, c’est un labyrinthe de malentendus dont la sortie n’existe pas.<br /> <br />Il n’y que la mort qui éteint le Désir et aucun objet du réel n’arrivera à le satisfaire totalement durant la vie, d’où sa perpétuelle quête.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LES ATOMES CROCHUS OU L’AMOUR EPICURIEN</strong><br /> <br />Pour Epicure qui s’inspire de Démocrite inventeur de l’atomisme, le cosmos est constitué de particules élémentaires insécables les atomes qui circulent dans le vide en obéissant aux lois de la mécanique.<br /> <br />Le genre humain n’échappe pas à cette structure atomique de la nature. Pour Epicure contrairement à Platon il n’y pas de différence entre le corps et l’âme, tout deux sont de nature atomique donc corruptible c'est-à-dire mortels. Pour Epicure l’amour est aussi une physique et non une métaphysique, il n’échappe pas à cette interprétation matérialiste de mécanique atomique.<br /> <br />Pour Epicure, les corps humains s’échangent des atomes d’un corps à l’autre, ces échanges interpersonnels d’atomes, se font tantôt sur le mode affine lorsqu’il y a échange d’atomes crochus et là c’est l’attraction qui s’impose avec sympathie ou amour qui en résulte, dans le cas contraire d’échange d’atome répulsifs, ce qui naît l’antipathie ou la haine. Ces manifestations interpersonnelles atomiques sont positifs c’est l’amour qui en résulte, s’ils sont négatifs c’est la haine.<br /> <br />Epicure c’est surtout attaché à la philosophie de l’amitié qu’il cultivait dans sa communauté philosophique appelé Le Jardin.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>L’EXCES OU L’AMOUR SELON ONFRAY</strong><br /> <br />Michel ONFRAY philosophe contemporain, chantre de l’hédonisme et de l’athéisme a de l’amour une conception matérialiste. Pour lui, le manque dont Platon fait l’origine de l’amour est un artifice théologique pour mieux brider la sexualité et détourner les hommes du sensuel pour une hypothétique sublimation de leurs instincts via l’intellect que Platon situe dans le monde céleste.<br /> <br />Pour Onfray les philosophes idéalistes sont des bigots refoulés qui culpabilisent les corps et condamnent les délices sensuels.<br /> <br />Pour Onfray la source de l’amour et du désir ce n’est pas un manque à combler mais un excès, une pléthore d’énergie qui ne demande qu’à s’extérioriser.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>LE YIN ET LE YANG OU L’AMOUR ORIENTAL</strong><br /> <br />Pour les extrêmes orientaux une hypothèse énergétique régit le cosmos, la cohabitation dans chaque être de deux forces opposées le yin et le yang.<br /> <br />Le yin étant le pôle féminin et le yang le pôle masculin.<br /> <br />Le yin et le yang s’intriquent et dans le yin il y a du yang et dans le yang il y a du yin. L’amour est donc pour les chinois la force dynamique du cosmos entre le yin et le yang entre le pôle féminin et le pôle masculin.<br /> <br />D’ailleurs dans la civilisation chinoise la sexualité n’est pas persécutée comme dans les religions monothéistes.<br /> <br />Quelque soit leur sexe anatomique les individus sont habités par une bisexualité, yin yang.<br /> <br />Cette théorie est celle de Carl Gustav Jung le psychanalyste suisse.<br /> <br />Il appelle anima le pôle féminin irréductible en chaque homme et animus le pôle masculin irréductible en chaque femme. Cette conception conforme à celle de l’androgyne primordial décrite pas Aristophane, prétend que chaque être est animé par une bisexualité qui lui est intrinsèque, comme les stades de l’embryogenèse le prouvent, dans chaque embryon humain existe les deux organes sexuels, la différentiation sexuelle se faisant dans un deuxième temps chez le fœtus avec l’involution de l’autre sexe, mais existe anatomiquement chez tout être le reliquat du sexe opposé.<br /> <br />Jung a aussi décrit toutes les métamorphoses de la libido, par le bais de ses représentations symboliques, tous les symboles étant l’illustration imagée plus ou moins abstraite d’une composante de la libido.<br /> <br /><strong class='bbcode bold'>CONCLUSION</strong><br /> <br />L’hypothèse de l’androgyne d’Aristophane rejoint les théories psychanalytiques modernes de la bisexualité inhérente à chaque être quelque soit son sexe anatomique.<br /> <br />Les théories qui défendent à l’origine de l’amour un manque à être et celles qui prétendent à un excès cherchant à s’extérioriser ne sont pas antinomiques, car en fait dans l’amour il y à la fois manque et excès, comme chez la déesse Pénia déesse de la précarité et le dieu Poros dieu de la ressource, les géniteurs du Dieu Eros.<br /> <br />L’amour c’est à la fois ce manque à combler et cet excès à évacuer. <br /> <br />L’amour est un syncrétisme de la physiologie et de la psychologie, il a pour source le corps et ses fonctions physiologiques et pour simulacres les symboles et leur fonction psychologique.<br /> <br />Le Désir, chez les latin Désiderare c’est la quête de sidere, c'est-à-dire des astres, le Désir ne se satisfait pas de l’objet qui satisfait le besoin physiologique, mais il va toujours chercher un idéal plus lointain à atteindre comme les astres, un objet suffisamment irréalisable pour que le Désir ne tarisse pas et maintienne toujours en éveil cet élan vital qui propulse les hommes toute leur vie et qui ne s’éteint qu’à la mort. <br /><br /><br />Source : Florence Pirastru - <a class='bbcode' href='http://www.facebook.com/groups/11414583553/doc/10150352839678554/' rel='external' >groupe polyamour</a> sur facebook]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.3'>Textes choisis</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Sat, 19 May 2012 20:46:57 +0200</pubDate>
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<title>Aider l'autre à atteindre l'autonomie (Radio) partie 1</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.124.5</link>
<description><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Bob</strong><br />Polyplaisir des Utopies accueille Bob qui parle avec le coeur en prenant le temps de la nuance et de l'intelligence relationnelle qui le caractérise si bien.<br />A écouter sans modération cette belle émission déjà diffusée en mai sur les ondes de Radio Campus.<br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies' rel='external' >Ecouter l'émission en ligne</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/download.php?list.4' rel='external' > télécharger l'émission</a><br /><br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Bob</strong><br />Polyplaisir des Utopies accueille Bob qui parle avec le coeur en prenant le temps de la nuance et de l'intelligence relationnelle qui le caractérise si bien.<br />A écouter sans modération cette belle émission déjà diffusée en mai sur les ondes de Radio Campus.<br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies' rel='external' >Ecouter l'émission en ligne</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/download.php?list.4' rel='external' > télécharger l'émission</a><br /><br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.5'>Radio</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Sat, 19 May 2012 17:00:30 +0200</pubDate>
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<title>Le combat des spermes (Vidéo- RTBF)</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.122.8</link>
<description><![CDATA[<strong class='bbcode bold'>Matière grise RTBF</strong><br /><br />La question qui tue : est-il inscrit dans la nature des femmes d'être fidèles ? Alors qu'au contraire celle des hommes est d'être, en quelque sorte, programmés pour être des coureurs de jupons ?...<br />Ne riez pas : pendant des décennies les théoriciens de l'évolution ont, très sérieusement, soutenu cette thèse. Logique : la femme, qui n'aura qu'un nombre limité d'ovules au cours de sa vie, doit porter et en principe s'occuper prioritairement de sa progéniture.<br />Tandis que l'homme, à l'inverse, est fertile pendant presque toute sa vie et donc naturellement tenté de disséminer ses gènes le plus possible.<br />Oui mais voilà : et si cette belle ( ?) théorie était fausse ? Si on découvrait qu'en réalité, les femelles animales peuvent être tout aussi naturellement volages que les mâles ? Y compris chez l'être humain ? On pourrait alors assister à de véritables combats de spermatozoïdes, jusque dans le corps des femmes... <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F22.Le_combat_des_spermes_%5BRTBF_Matiere_Grise%5D.flv' rel='external' >Voir l'émission sur ce site</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_Matière+grise+%3A+le+combat+des+spermes?catchupId=12-TMTHM100-007-PR-1&amp;serieId=12-TMTHM100-000-PR' rel='external' >Voir l'émission sur le site de la RTBF</a><br /><br />émission du Jeudi 10 Mai à 22:00]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<strong class='bbcode bold'>Matière grise RTBF</strong><br /><br />La question qui tue : est-il inscrit dans la nature des femmes d'être fidèles ? Alors qu'au contraire celle des hommes est d'être, en quelque sorte, programmés pour être des coureurs de jupons ?...<br />Ne riez pas : pendant des décennies les théoriciens de l'évolution ont, très sérieusement, soutenu cette thèse. Logique : la femme, qui n'aura qu'un nombre limité d'ovules au cours de sa vie, doit porter et en principe s'occuper prioritairement de sa progéniture.<br />Tandis que l'homme, à l'inverse, est fertile pendant presque toute sa vie et donc naturellement tenté de disséminer ses gènes le plus possible.<br />Oui mais voilà : et si cette belle ( ?) théorie était fausse ? Si on découvrait qu'en réalité, les femelles animales peuvent être tout aussi naturellement volages que les mâles ? Y compris chez l'être humain ? On pourrait alors assister à de véritables combats de spermatozoïdes, jusque dans le corps des femmes... <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F22.Le_combat_des_spermes_%5BRTBF_Matiere_Grise%5D.flv' rel='external' >Voir l'émission sur ce site</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.rtbf.be/tv/revoir/detail_Matière+grise+%3A+le+combat+des+spermes?catchupId=12-TMTHM100-007-PR-1&amp;serieId=12-TMTHM100-000-PR' rel='external' >Voir l'émission sur le site de la RTBF</a><br /><br />émission du Jeudi 10 Mai à 22:00]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.8'>Vagbondage</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Mon, 14 May 2012 00:27:08 +0200</pubDate>
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<item>
<title>Des ponts et des liens (Radio)</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.121.5</link>
<description><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Hélène</strong><br />Polyplaisir des Utopies accueille Hélène qui nous parle de son projet Larsen proche de nos valeurs polyamoureuses et de sa vision des relations plurielles créatives dans l'esprit queer. A écouter sans modération cette belle émission déjà diffusée en février sur les ondes de Radio Campus.<br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F22.Des_ponts_et_des_liens_%5BHelene%5D.mp3' rel='external' >Ecouter 'émission en ligne</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/polyplaisirdesutopies' rel='external' > Ecouter d'autres émissions Polyplaisir des Utopies</a><br /><br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Hélène</strong><br />Polyplaisir des Utopies accueille Hélène qui nous parle de son projet Larsen proche de nos valeurs polyamoureuses et de sa vision des relations plurielles créatives dans l'esprit queer. A écouter sans modération cette belle émission déjà diffusée en février sur les ondes de Radio Campus.<br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F22.Des_ponts_et_des_liens_%5BHelene%5D.mp3' rel='external' >Ecouter 'émission en ligne</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/polyplaisirdesutopies' rel='external' > Ecouter d'autres émissions Polyplaisir des Utopies</a><br /><br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.5'>Radio</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 15:40:00 +0200</pubDate>
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</item>

<item>
<title>C'est quoi l'amour? (TF1) le polyamour</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.120.15</link>
<description><![CDATA["A travers des reportages, des témoignages et des documents émouvants, Carole Rousseau évoque la manière de gérer l'affectif au sein d'un couple ou d'une famille, dans des situations hors du commun." Aurélien, Meta, et Thomas nous parlent de leur vie à trois + un bébé.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F21.C_est_quoi_l_amour_-_Aurelien_Meta_Thomas_%5BTF1%5D.flv&amp;adminmode=1&amp;start=0&amp;startgal=0' rel='external' >Voir la vidéo</a><br /><br />Source: <a class='bbcode' href='videos.tf1.fr/c-quoi-l-amour/' rel='external' >TF1</a><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA["A travers des reportages, des témoignages et des documents émouvants, Carole Rousseau évoque la manière de gérer l'affectif au sein d'un couple ou d'une famille, dans des situations hors du commun." Aurélien, Meta, et Thomas nous parlent de leur vie à trois + un bébé.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Video%2F21.C_est_quoi_l_amour_-_Aurelien_Meta_Thomas_%5BTF1%5D.flv&amp;adminmode=1&amp;start=0&amp;startgal=0' rel='external' >Voir la vidéo</a><br /><br />Source: <a class='bbcode' href='videos.tf1.fr/c-quoi-l-amour/' rel='external' >TF1</a><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.15'>Vidéo</category>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Mon, 05 Mar 2012 22:35:31 +0100</pubDate>
<guid isPermaLink="true">http://www.polyamour.be/news.php?item.120.15</guid>
</item>

<item>
<title>Le respect par dessus tout (Radio)</title>
<link>http://www.polyamour.be/news.php?item.118.5</link>
<description><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Le repect par dessus tout</strong> première partie<br />Ularel et Marion sont deux personnes impressionnantes, elles partagent une vision de l'amour qui s'inscrit en dehors de tout système de possession, ce qui fait briller dans leurs yeux cette belle petite lueur...<br />Par delà les Pyrénées ils ont rencontrés d'autres gens tentés par cette façon de voir la vie... <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F20.Le_respect_par_dessus_tout_-_premiere_partie_%5BUlarel_et_Marion%5D.mp3' rel='external' >Ecouter la première partie de l'émission</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F21.Le_respect_par_dessus_tout_-_deuxieme_partie_%5BUlarel_et_Marion%5D.mp3' rel='external' >Ecouter la deuxième partie de 'émission</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/download_32+.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./download.php?list.4' rel='external' >Télécharger l'émission</a> <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/polyplaisirdesutopies' rel='external' > Ecouter d'autres émissions Polyplaisir des Utopies</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/iTunes-32.png' class='bbcode' alt=''  /> Les musiques de l'émission:<br />> Sieste ocho du groupe "suerte" pour le générique début et fin,<br />> Acid Bath : Kaos - Jazz From Hell : Tango<br /><br /><br />Toutes ces musiques sont disponible sur le site de musique libre "Jamendo.com en licence Creative Commons<br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br /><br />]]></description>
<content:encoded><![CDATA[<span style='color:#3300ff'>C’est l'émission radio des amours pluriels - Réalisée par Polyphil.</span><br /><span style='color:#999999'>Diffusion mensuelle sur Radio Campus FM et sur ce site.</span><br /><em class='bbcode italic'>A l’ombre du jour, le micro entre les dents, le cœur nomade, je parcours les berges à la recherche des polyglottes de l’amour...</em><br /><br /><strong class='bbcode bold'>Le repect par dessus tout</strong> première partie<br />Ularel et Marion sont deux personnes impressionnantes, elles partagent une vision de l'amour qui s'inscrit en dehors de tout système de possession, ce qui fait briller dans leurs yeux cette belle petite lueur...<br />Par delà les Pyrénées ils ont rencontrés d'autres gens tentés par cette façon de voir la vie... <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F20.Le_respect_par_dessus_tout_-_premiere_partie_%5BUlarel_et_Marion%5D.mp3' rel='external' >Ecouter la première partie de l'émission</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalOrange.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./e107_plugins/autogallery/autogallery.php?show=Radio%2F1.Polyplaisir_des_Utopies%2F21.Le_respect_par_dessus_tout_-_deuxieme_partie_%5BUlarel_et_Marion%5D.mp3' rel='external' >Ecouter la deuxième partie de 'émission</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/download_32+.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='./download.php?list.4' rel='external' >Télécharger l'émission</a> <br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/VolumeNormalBlue.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/' rel='external' >Ecouter l'émission en direct sur Radio Campus</a> chaque deuxième mercredi du mois à 21H30, chaque quatrième jeudi du mois à 16h00.<br /><br /><img src='e107_images/icons/logo-polyplaisir-32-pix.png' class='bbcode' alt=''  /><a class='bbcode' href='http://www.polyamour.be/polyplaisirdesutopies' rel='external' > Ecouter d'autres émissions Polyplaisir des Utopies</a><br /><br /><img src='e107_images/newspost_images/iTunes-32.png' class='bbcode' alt=''  /> Les musiques de l'émission:<br />> Sieste ocho du groupe "suerte" pour le générique début et fin,<br />> Acid Bath : Kaos - Jazz From Hell : Tango<br /><br /><br />Toutes ces musiques sont disponible sur le site de musique libre "Jamendo.com en licence Creative Commons<br />Cette émission est sous licence créative commons 2.5.<br /><br />Polyphil votre reporter disponible n’hésite pas, à prendre tous les risques pour vous inviter à toutes les tendresses auditives..., le temps d'une traversée, sur l'autre rive, celle des imaginaires collectifs, celle des « Polyplaisir des utopies ».<br /><br /><br /><div align="center"><table width="430" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_01.gif" width=25 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_02.gif" width=370 height=26></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_03.gif" width=35 height=26></td>	</tr>	<tr>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_04.gif" width=25 height=136></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_05.gif" width=370 height=136><span class="postbody"><br /><div style='text-align:center'><span style='font-size:17px'>Radio Campus en FM</span></div><br /><br />Depuis Février 2010, vous pouvez écouter tout les mois "Polyplaisir des Utopies", l'émission qui parle du polyamour, sur <a class='bbcode' href='http://radiocampus.ulb.ac.be/' rel='external' >Radio Campus</a> (92,1 Mhz à Bruxelles). Chaque <strong class='bbcode bold'>deuxième mercredi</strong> du mois à 21h30, et en rediffusion chaque <strong class='bbcode bold'>quatrième jeudi</strong> à 16h00.<br /><br />Cette radio associative née en 1980 , est reconnue en tant que radio socio-culturelle et d’éducation permanente, elle est également la radio de la communauté de l’Université Libre de Bruxelles. <br />Ses valeurs partagées : une libre expression assumée et constructive, un attachement immodéré au tissu social bruxellois et un amour sans borne pour la diversité musicale et culturelle. 50 émissions sans pub, 150 animateurs, techniciens et collaborateurs.<br /><br /><a class='bbcode' href='http://www.radiocampusbruxelles.org/2010/02/polyplaisir-des-utopies/' rel='external' >Page de l'émission sur Radio Campus.</a></span></td>		<td background="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_06.gif" width=35 height=136></td>	</tr>	<tr>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_07.gif" width=25 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_08.gif" width=370 height=106></td>		<td><img src="http://www.polyamour.be/e107_plugins/advanced_bbcodes/images/parchemin/parch_09.gif" width=35 height=106></td>	</tr></table></div><br /><br />]]></content:encoded>
<category domain='http://www.polyamour.be/news.php?cat.5'>Radio</category>
<comments>http://www.polyamour.be/comment.php?comment.news.118</comments>
<dc:creator>polyphil</dc:creator>
<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 22:34:13 +0100</pubDate>
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